LES UTOPISTES de ALEX.

LES UTOPISTES de ALEX.

LES UTOPISTES de ALEX.


NOM DU PATIENT : ALEX
NUMÉRO DE CHAMBRE : 025
ÉTAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : GUÉRI

LES UTOPISTES de ALEX.


« Car du dégoût ne découle que la haine, nous répondrons à leur mépris. Nous ne nous laisserons pas piétiner, en fermant les yeux, priant pour que ce coup soit le dernier. Nous agirons avec toute la force que nous possédons, toujours plus forte, toujours plus dévastatrice. Aux cris nous rétorquerons des hurlements, aux griffures par des entailles, aux souffles par des ouragans. Nous monterons en puissance, jusqu'à l'explosion. Jusqu'à la mort de l'adversaire. Nous sommes invincibles. Ne croyez pas que nous sommes venus apporter la paix sur la Terre ; nous apportons l'épée. »

LES UTOPISTES de ALEX.

LES UTOPISTES de ALEX.

Becca m'a dit un jour que les récits psychologiques avaient besoin d'une excuse pour être prenants, une idée derrière la vie des personnages pour mener une intrigue, un peu plus que le simple cheminement d'une vie parmi d'autres. Les utopistes a une bonne excuse. Cette idée de l'ARM est parfaite. Dès le départ, elle installe une ambiance et nous ancre directement dans l'histoire. On sent l'apparition d'un fil conducteur qui promet d'être intéressant et c'est une aussi bonne amorce qu'un dragibus pour pêcher chez les maternelles. En somme, le scénario se tient, même s'il est remisé un peu à l'arrière-plan parfois, ce qui ne nous manque pas, parce que ce fil rouge n'est pas le seul à être fascinant.

Les utopistes nous offre des tranches de vie peu banales, mais en même temps on peut se retrouver un peu dans certains personnages. Nelly et sa phobie des bactéries – et des couleurs ! -, Ambre et sa manie de s'auto-détruire malgré sa vie magnifique, Mika et sa folie grandissante (il connaît d'ailleurs une fin si tragique que mon coeur a fait noooooooon pourquoiiiiiii). La culpabilité et la peur de la jeune fille à la suite de son crime peuvent aussi aider le lecteur à s'identifier, même si les raisons de tels sentiments peuvent être différentes (et j'espère qu'elles le sont). C'est dur de critiquer cette histoire sans spoiler !J'ai été fan de Roman. J'aime l'idée des gens en colère. La colère peut être tellement plus puissante que la souffrance, plus destructrice, plus intense. Et il a un look qui ne gâche rien, alors forcément je me suis mise à fangirliser à mort. Les personnages sont donc très texturisés, ils ont une âme, leurs manies, leur humanité et elle est mise en scène au lieu d'être dévoilée dans la narration (à part quelques exceptions que je pardonne volontiers) et on aime ça !

Le style de l'auteur est délicat, soutenu, mais pas trop alambiqué pour rester accessible. En fait, il sait rester simple et modeste tout en faisant preuve de poésie. Le choix du présent était risqué et j'ai souvent vu des récits psychologiques ou des drames l'utiliser en se plantant violemment. Heureusement, dans les utopistes, le tout est très fluide, très bien écrit. Je crois avoir noté quelques erreurs de concordance des temps, rien qu'une BL ne saurait corriger. Et si minimales face à tant de talent. Les drames des personnages sont exposés avec simplicité. J'ai lu cette fiction il y a longtemps mais je me souviens que ce qui m'avait plu était que l'auteur n'en faisait pas des caisses. Pas de paragraphes mélodramatiques sur untel qui vit une situation difficile, non. Quelques mots bien choisis et c'est bon.

L'introspection est bien maîtrisée également. Je parle du chapitre sur Mika. On sent la folie qui prend le pas sur son esprit, jusqu'à la fin où il se laisse dévorer par le feu de sa folie (MWAHAHAHAHA). La réaction d'Elio quand il est mis à la porte aussi. Le fait qu'on ne s'étende pas en paragraphes déchirants sur « je suis à la ruuuue, sniiiif » mais au contraire « merde. Tant pis, c'est pas grave » montre que les pensées des personnages leur sont propre et que le style respecte cette introspection qu'on a à chaque chapitre.

J'aime l'idée d'alterner les points de vue. C'est un procédé que j'affectionne particulièrement et je dois dire qu'il est très bien maîtrisé. Chaque personne lutte avec ses démons intérieurs et le rendu est parfait. On peut aussi voir le lien qui se tisse entre les personnages à travers différents point de vue et c'est d'une importance capitale car c'est à travers leur rébellion qu'ils vivent, chacun d'eux, c'est ensemble qu'ils accomplissent tout ça et malgré toutes leur précaution, ça créé des liens, comme on peut le voir avec Elio et Ambre.

Les utopistes est un récit à lire. L'ECG n'est pas mensonger, mon coeur a battu plus vite et plus fort lorsque j'ai lu cette histoire et je l'aurais relue une deuxième fois avec plaisir.


LES UTOPISTES de ALEX.

Tags : U. - (les) Utopistes. - Endocrinologie. - Guéri. - À vos fictions prêts partez. - Blue. - Diagnostic rendu. - Sky of Dust. - Fibrillation.

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Comments :

  • Les-Utopistes

    02/07/2016

    Salut !
    Merciiiiiiii pour cet avis qui fait plaisir ! Je suis vraiment touchée !
    Et la concordance des temps est mon pire ennemi, arf.
    Merci pour votre travail !

  • Sky--Of--Dust

    14/05/2016

    Becca m'a dit un jour que les récits psychologiques avaient besoin d'une excuse pour être prenants, une idée derrière la vie des personnages pour mener une intrigue, un peu plus que le simple cheminement d'une vie parmi d'autres. Les utopistes a une bonne excuse. Cette idée de l'ARM est parfaite. Dès le départ, elle installe une ambiance et nous ancre directement dans l'histoire. On sent l'apparition d'un fil conducteur qui promet d'être intéressant et c'est une aussi bonne amorce qu'un dragibus pour pêcher chez les maternelles. En somme, le scénario se tient, même s'il est remisé un peu à l'arrière-plan parfois, ce qui ne nous manque pas, parce que ce fil rouge n'est pas le seul à être fascinant.
    Les utopistes nous offre des tranches de vie peu banales, mais en même temps on peut se retrouver un peu dans certains personnages. Nelly et sa phobie des bactéries – et des couleurs ! -, Ambre et sa manie de s'auto-détruire malgré sa vie magnifique, Mika et sa folie grandissante (il connaît d'ailleurs une fin si tragique que mon coeur a fait noooooooon pourquoiiiiiii). La culpabilité et la peur de la jeune fille à la suite de son crime peuvent aussi aider le lecteur à s'identifier, même si les raisons de tels sentiments peuvent être différentes (et j'espère qu'elles le sont). C'est dur de critiquer cette histoire sans spoiler !J'ai été fan de Roman. J'aime l'idée des gens en colère. La colère peut être tellement plus puissante que la souffrance, plus destructrice, plus intense. Et il a un look qui ne gâche rien, alors forcément je me suis mise à fangirliser à mort. Les personnages sont donc très texturisés, ils ont une âme, leurs manies, leur humanité et elle est mise en scène au lieu d'être dévoilée dans la narration (à part quelques exceptions que je pardonne volontiers) et on aime ça !
    Le style de l'auteur est délicat, soutenu, mais pas trop alambiqué pour rester accessible. En fait, il sait rester simple et modeste tout en faisant preuve de poésie. Le choix du présent était risqué et j'ai souvent vu des récits psychologiques ou des drames l'utiliser en se plantant violemment. Heureusement, dans les utopistes, le tout est très fluide, très bien écrit. Je crois avoir noté quelques erreurs de concordance des temps, rien qu'une BL ne saurait corriger. Et si minimales face à tant de talent. Les drames des personnages sont exposés avec simplicité. J'ai lu cette fiction il y a longtemps mais je me souviens que ce qui m'avait plu était que l'auteur n'en faisait pas des caisses. Pas de paragraphes mélodramatiques sur untel qui vit une situation difficile, non. Quelques mots bien choisis et c'est bon.
    L'introspection est bien maîtrisée également. Je parle du chapitre sur Mika. On sent la folie qui prend le pas sur son esprit, jusqu'à la fin où il se laisse dévorer par le feu de sa folie (MWAHAHAHAHA). La réaction d'Elio quand il est mis à la porte aussi. Le fait qu'on ne s'étende pas en paragraphes déchirants sur « je suis à la ruuuue, sniiiif » mais au contraire « merde. Tant pis, c'est pas grave » montre que les pensées des personnages leur sont propre et que le style respecte cette introspection qu'on a à chaque chapitre.
    J'aime l'idée d'alterner les points de vue. C'est un procédé que j'affectionne particulièrement et je dois dire qu'il est très bien maîtrisé. Chaque personne lutte avec ses démons intérieurs et le rendu est parfait. On peut aussi voir le lien qui se tisse entre les personnages à travers différents point de vue et c'est d'une importance capitale car c'est à travers leur rébellion qu'ils vivent, chacun d'eux, c'est ensemble qu'ils accomplissent tout ça et malgré toutes leur précaution, ça créé des liens, comme on peut le voir avec Elio et Ambre.
    Les utopistes est un récit à lire. L'ECG n'est pas mensonger, mon coeur a battu plus vite et plus fort lorsque j'ai lu cette histoire et je l'aurais relue une deuxième fois avec plaisir.

    Fibrillation ventriculaire

  • Les-Utopistes

    30/06/2015

    Merci bien ! ^^
    Eh ben je me suis lancée sans réflechir dans une prépa littérraire o/
    Et toi ?

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