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CATATONIA de MORPHYNE. 28/03/2015

CATATONIA de MORPHYNE.

CATATONIA de MORPHYNE.


NOM DU PATIENT : MORPHYNE
NUMÉRO DE CHAMBRE : 001
ÉTAGE : ODONTOLOGIE
STATUT : EN RÉMISSION

CATATONIA de MORPHYNE.


Le mal se répand dans la ville de Londres à une vitesse accrue. Les meurtres se multiplient, les indices disparaissent, les pistes filent entre les doigts des policiers. Ils se pourchassent, chacun essayant d'attraper les autres. Les cadavres s'empilent sur leur passage, victimes de vengeance, de haine, de pulsion. C'est une course contre la montre. Une course contre la mort. Le prix reviendra à celui qui les attrapera en premier. Celui qui tuera. Et rien ne pourra les arrêter.

CATATONIA de MORPHYNE.

CATATONIA de MORPHYNE.

Cette histoire est l'une de mes bêta-lectures en cours, si bien que l'auteur a déjà eu mon retour en direct et que cette critique me paraissait toute indiquée.

L'habillage de Catatonia nous balance en pleine ambiance sanglante, oppressante et glauque de Morphyne. Fond sombre, des touches de bordeaux, une couverture soignée, des citations et des gifs dérangeants, la recette fonctionne à 100 %. Comme d'hab, je reprends mon leitmotiv : mettez de la taille 14 ou 16 par égard aux yeux sensibles. L'article de présentation est pratique, court, l'auteur sait où elle va, amen. Le sommaire est séparé du reste, juste comme il faut.
Les articles dédiés à l'histoire ne sont ni trop courts ni trop longs : les paragraphes espacés, la clarté est là. Notons néanmoins l'absence des tabulations et les mauvais tirets de dialogues (vive les cadratins), c'est dommage. Les dialogues, toujours, sont démarqués en rouge sombre. Je ne suis pas fan de ce genre de parti-pris en général mais ici, c'est assez discret donc ça passe crème. L'image utilisée pour signaler le début des chapitres est toujours la même, c'est donc carrément répétitif mais pourquoi pas. Je suppose qu'elle changera quand les deux parties restantes de l'histoire seront postées.

L'histoire, justement. Comme signalé dans ma courte présentation, je suis guère facile à impressionner. Catatonia a pourtant su toucher une de mes fibres sensibles : le réalisme macabre. Morphyne, elle te fait bouffer du tripou dès les premiers paragraphes et fouh, c'est loin d'être anodin et gratuit. Dès le départ, l'intrigue déboule comme un camion de trente tonnes dans ta gueule. Pas de temps perdu inutilement avec des scènes d'exposition chiantes, non, les psychotiques s'invitent immédiatement dans le récit et ouais, c'est frais, joyeux et agréable. Le caractère des protagonistes bénéficie d'un traitement psychologique intéressant sans être révolutionnaire, mais on se laisse prendre au jeu très vite. Les scènes sont crues sans aller se perdre dans la provocation gratuite, c'est intelligent. Les réactions des persos face à la réalité morbide sont tout bonnement d'une véracité physiologique monstre. Si vous avez pour ambition décrire de l'horreur, prenez exemple sur Mo : quand on voit quelqu'un crever et bien, mes agneaux, on gerbe et on se pisse dessus, c'est pas classe mais c'est comme ça. La mort est crade, laide et Catatonia nous le fait bien comprendre. Mention spéciale aux nombreux caméos des ouvrages de Thomas Harris.

Le style d'écriture, parfois un peu épais, coule tout seul malgré de nombreuses fautes d'orthographe. Au fur et à mesure, les phrases deviennent plus courtes, hachées, presque haletantes. Pas de descriptions superflues et pourtant, on s'y sent de suite à l'aise. L'enchaînement, le rythme, sont fluides, habités par une espèce de tension toute en retenue, souterraine. Sans être exagéré, sans recourir à la débilité rébarbative des cliff-hanger, le suspense est présent tout en finesse.

En somme, ce récit a su m'emballer par son mélange pointilleux de réalisme dégoulinant d'hémoglobine et de portraits torturés – coucou Donovan, comment ça va, toi et tes tendances de voyeur super creepy ?

Critique réalisée sur 7 chapitres.


CATATONIA de MORPHYNE.

Tags : C. - Odontologie. - Catatonia. - Diagnostic rendu. - Tachycardie. - Saint Gris. - Ash'yze. - En rémission.