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FRAGMENTS D'AMOUR de LUNE MORDORÉE. 29/03/2014

FRAGMENTS D'AMOUR de LUNE MORDORÉE.

FRAGMENTS D'AMOUR de LUNE MORDORÉE.
 
 
NOM DU PATIENT : LUNE MORDORÉE
NUMÉRO DE CHAMBRE : 025
ÉTAGE : HÉMATOLOGIE
STATUT : GUÉRI

FRAGMENTS D'AMOUR de LUNE MORDORÉE.

« Ils n'ont pas beaucoup parlé, du moins pas de manière audible. Les regards et les gestes suffisent souvent pour dévoiler bien plus que ne pourraient le faire les paroles.
On pourrait parler du coup de foudre, mais ce ne serait pas le bon terme. Ils ne sont pas tombés amoureux, n'ont pas eu des papillons plein le ventre et des étoiles dans les yeux.
Ils ont juste trouvé une oasis de paix au milieu du tumulte et coupé tout lien avec l'extérieur pendant quelques heures. » (extrait du fragment 5)

FRAGMENTS D'AMOUR de LUNE MORDORÉE.

FRAGMENTS D'AMOUR de LUNE MORDORÉE.

Alors, mes petits patients, me revoilà pour un nouveau diagnostic entre deux-trois examens de contrôle (et dire que ceci n'est même pas une ironie...) J'étais déjà passée dans l'antre de Lune il y a quelques mois mais j'ai fini par y jeter un nouveau coup d'½il pour réaliser ce rapport. Me voici, donc !

Il faut avouer que niveau esthétique, c'est soigné mais c'est surtout merveilleusement bien adapté pour la fiction. Si le fond n'est guère des plus élaboré et a été confectionné par l'équipe Skyrock, je dois admettre que cela me plaît : notamment parce que sa signification est toute particulière et nous met déjà dans l'ambiance. Les images choisies par notre chère Lune sont adaptées au contenu du chapitre, bien que petites, c'est vrai. Néanmoins, ce n'est bien évidemment pas le plus important et on sent bien que tu places cet aspect-là de ton blog de côté pour te centrer sur la fiction en elle-même, ce qui est une bonne chose. La police est assez grande et lisible pour nous permettre une lecture aisée, ce qui est une autre bonne nouvelle. En somme, pas grand-chose à dire de ce côté-là.

Passons maintenant à l'orthographe et au style. N' a bien fait son travail, on ne retrouve pas de fautes dans les chapitres corrigés et bêta-lus par notre autre patiente. Dans les derniers chapitres, nonobstant, on retrouve quelques petites coquilles (notamment dans les participes passés : je peux te donner le même astuce qu'à une autre inscrite : mets ton verbe au féminin : 'il s'est assis' car 'elle s'est assisse' et non 'assite'). Quant au style, il faut admettre qu'il est on ne peut plus fluide. Si tes chapitres sont courts (je reviendrai plus tard sur ça) on est directement plongé dans les premières lignes de ton histoire. Une plume donc fluide, agréable à lire mais surtout personnelle. Quelques répétitions viennent cependant de temps en temps alourdir ton texte, bien que cela reste un choix personnel –comme tu l'as fait remarquer dans l'un des premiers articles du blog.

Et, enfin, terminons par le contexte en lui-même. L'histoire n'est certes pas des plus originales : une jeune danseuse un peu effacée qui fait la rencontre d'un homme tout aussi mal dans sa peau et qui se réfugie derrière un silence entêtant. Un silence que l'on retrouve d'ailleurs dans ton histoire : la caractéristique principale de ton récit est le manque total de dialogues. Une originalité que je peux qu'apprécier (notamment parce que j'ai moi-même du mal à savoir comment m'arrêter dans les descriptions et placer quelques dialogues, ou bien vice-versa). Cela ne pèse aucunement sur ton récit, ce qui est un très bon point et permet à ton histoire de se démarquer.
Une autre chose que j'ai beaucoup aimée en lisant Fragments d'amour, c'est le fait que tu laisses lentement couler leur amour, sans te presser ou bien sans tirer en longueur. Tu prends ton temps. C'est réaliste ; notamment parce que tu essaies de faire en sorte que cette histoire demeure simple mais touchante. On pourrait les voir comme deux personnages totalement distincts et pourtant, la brutalité qui les entoure leur permet de se rapprocher. Leurs différends, leur manque de compréhension malgré leur ouverture d'esprit ; tout ça nous permet de voir deux personnages aux sentiments bien humains, et non des super-héros capables de surmonter la plus dramatique des épreuves.
Mais, surtout, j'ai vraiment raffolé de la fin. Je ne compte pas spoiler, mais je dois avouer que je ne m'y attendais pas du tout –et pour une personne qui n'apprécie pas les fins typiques d'Hollywood où X rencontre Y, se marient et ont des enfants, ça a été un vrai plaisir de terminer par une touche certes heureuse, mais différente de celle qu'on aurait pu s'attendre à découvrir.

En somme, quelques petits bémols vers la fin des chapitres (fautes d'orthographe), mais une histoire certes sombre, mais rafraîchissante !

Critique réalisée sur l'entièreté de la fiction.
 

FRAGMENTS D'AMOUR de LUNE MORDORÉE.

Tags : F. - Hématologie. - Guéri. - Diagnostic rendu. - Sunrise. - Blue. - Fragments d'amour. - Tachycardie. - À vos fictions prêts partez.

AMOUR IMMORTEL de CINNA. 29/03/2014

AMOUR IMMORTEL de CINNA.

AMOUR IMMORTEL de CINNA.
 
 
NOM DU PATIENT : CINNA
NUMÉRO DE CHAMBRE : 002
ÉTAGE : DERMATOLOGIE
STATUT : GUÉRI

AMOUR IMMORTEL de CINNA.

« — Mais, qui êtes vous Seigneur ?
— Mon nom a peu d'importance, on m'en donne beaucoup. Quel est le tien ?
— Je... je... je m'appelle Perséphone.
Elle commence à paniquer, Je dois aller retrouver mes amies, et ..."

Elle essaie de se relever mais l'homme lui prend le visage d'une main et lui pose un doigt sur les lèvres. »


AMOUR IMMORTEL de CINNA.

AMOUR IMMORTEL de CINNA.
 
Amour Immortel, pour l'immortalité des dieux, pour un amour qui jamais ne périra. Une amour immortel né des cendre, un amour immortel né de quelques désirs et finit par un battement de c½ur. Dans ce titre il n'y que deux mots, mais avec des sens multiples, aussi profonds que leur réelle signification. Serait-ce alors l'amour de deux êtres qui serait immortel, ou bien l'immortalité d'un de ces destins qui rend l'amour impérissable ?


PREMIÈRE PARTIE : GAIA.

Cette histoire démarre dans une atmosphère de joie, dans un jardin durant la période estivale. Cette histoire démarre dans les festivités des quelques dieu. Plongé dans la mythologie, Cinna offre une histoire dans les méandres du bois à l'orée de Syracuse. Une histoire mythologique dont la trame est un amour né des flammes.La première partie est pour moi très lourde, beaucoup de description que ce soit sur le décor ou les personnages (habits, apparences, ect...) mais principalement sur les gestes. Chaque geste est détaillé de façon trop lourde et accentuée. Chaque moment ou chaque pensée est narré pendant plusieurs lignes. J'ai aussi trouvé que cette partie manquait cruellement d'émotion. Il n'y a que des ressentis et ressentis n'est pas de l'émotion. Il a peu de description de ce que pense l'un ou l'autre des personnages. L'histoire à du mal à commencer en réalité, c'est un peu lent, ça brasse trop large c'est un peu déroutant.


SECONDE PARTIE : AIDOS.

La seconde partie est dans la continuité de la première : toujours cet amour naissant. Dans un premier temps on pense que l'amour n'est pas réellement approprié pour cette relation qui semble lié Perséphone et Hadès. Cet amour est un peu rapide. En effet on comprend très nettement que même si Hadès aperçoit la jeune fille plusieurs fois, il entretient une fascination très nette pour la fille. Seulement cela ne devrait pas signifié une telle fascination de sa part à elle. Je trouve cela un peu rapide entre eux. Même si je comprends très bien que cette histoire est un OS, je pense que tout va très vite. Un peu trop d'ailleurs. Il semblerait que - même si la mythologie me dépasse un peu - tout n'est pas réellement en accord avec le décor et l'ambiance.


EN BREF.

L'histoire me semble un peu rapide entre les deux amants. La plume est très belle même si elle est un peu lourde, de plus elle mérite encore un peu de relecture pour essayer de corriger les deux ou trois endroits qui sonne faux à l'oreille. Il n'y a pas grand chose à en dire. Cependant j'ai apprécié l'étude derrière les titres des parties : Gaia et Aidos. J'apprécie que ces titres ne soient pas simplement des titres de partie comme n'importe lesquels. L'histoire est intéressante en particulier l'exploitation des idées. J'ai beaucoup aimé la manière dont Cinna raconte cette histoire bien connue. Elle crée quelque chose de nouveau, avec sa vision des choses. C'est vraiment intéressant. En bref... Malgré quelques bémols, l'histoire est vraiment intéressante. Elle mérite encore un peu de travail avant d'être raconté aux enfants !

Critique réalisée sur l'entièreté de la fiction.

AMOUR IMMORTEL de CINNA.

Tags : A. - Amour immortel. - Dermatologie. - Malade. - Diagnostic rendu. - Blue. - ECG normal.

LE CERF ET LA FLEUR de ALICE. 12/04/2014

LE CERF ET LA FLEUR de ALICE.

LE CERF ET LA FLEUR de ALICE.


NOM DU PATIENT : ALICE
NUMÉRO DE CHAMBRE : 010
ÉTAGE : DERMATOLOGIE
STATUT : MALADE


LE CERF ET LA FLEUR de ALICE.

« Poudlard, 1976.

Alors que les Maraudeurs effectuent leur sixième rentrée au célèbre collège de magie, le monde des sorciers connaît la peur, la souffrance et le désespoir. Un nom que personne n'ose exprimer flotte dans tous les esprits : Lord Voldemort, le terrible mage noir à l'origine de cet âge de noirceur. Il ne semble y avoir aucun moyen de l'arrêter. Pourtant, à Poudlard, loin de cette panique qui s'est emparée de toute l'Angleterre, les Maraudeurs font l'étrange découverte d'une prophétie oubliée, qui semble sortie de nulle part et qui leur apporte une vague d'espoir. Or, ils doivent garder le secret, car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom a des espions partout, même dans l'endroit le plus sûr au monde... »


LE CERF ET LA FLEUR de ALICE.

LE CERF ET LA FLEUR de ALICE.

Le cerf et la fleur, une image pour un amour naissant. Une image pour deux êtres qui s'aimeront jusqu'à la fin. Cette histoire est basé sur celle d'Harry Potter. On y retrouve alors les parents d'Harry dans leur jeunesse : Lilly et James. James Potter le promis à une belle réussite sur son balai, et Lilly avec Severus, leur relation. Cette histoire débute par le récit de l'enfance de Lilly. Une gamine encore un peu mal à l'aise avec ses capacités. Cela commence avec la méchanceté de Pétunia contre sa particularité. Cette histoire commence avec une rencontre : celle de Lilly et de Severus. Severus qui va s'employer à ouvrir les yeux de celle qu'il aimera. Le récit est ensuite amener à parler des autres personnages; en particulier de James Potter et de ses parents. De son triste passé, de la perte de sa mère.

L'histoire est hébergée dans un endroit où règne une ambiance dont la magie n'égale le bleu des yeux de Lilly. Chez Alice il n'y a de place que pour la sobriété et l'esthétisme bien manipulé. Tout est sobre, tout est beau et très bien alignés, ajustés, tout est parfait et bien étudié. Le bleu des yeux d'Harry, des yeux de Lilly, la magie de Poudlard qui se répercute même sur son habillage. Bref... un endroit agréable à fréquenté.

L'histoire ne pars d'un scénario réellement étudié. Simplement revivre le passé des parents du fameux Harry Potter. Revivre la passion de Severus pour Lilly, l'amour qui liera James et Lilly. Tout de ce que l'on connait. Mais écrire une histoire sur cela, permet de donner le point de vue de l'auteur - oui ! Mais surtout d'avoir quelques détails sur cette passion qui a animé les deux coeurs Potter et Evans. Alors à travers le récit d'Alice on découvre leur passé, et leur avenir qui se profile au grès des chapitres. nous savons où nous allons : à la rencontre du héros de la saga. Nous savons d'où nous partons. Aucune fausse note de ce côté là. Rien de reprochable. Tout est étudié, tout est réfléchit. Il ne reste qu'à lire.

Cependant nous pouvons reprocher à l'auteur sa plume. Certes elle est parfaite pour les dialogues lorsque les héros ne sont que des enfants; Mais les descriptions manquent un peu d'originalité. tout est linéaire et lat, aucune émotion, et trop d'innocence dans les mots. Oh oui, au départ j'ai apprécié cette dimension là, car je trouvais que cela représentait parfaitement Lilly. Mais au fur et à mesure de ma lecture j'ai découvert que l'innocence ne partait pas dans les chapitres de James. elle restait toujours là, présente, ancré dans les mots. J'ai trouvé dommage qu'il n'y ait aucun jeu sur cela; Sur leur différence. Pas de marquage sur ce qui les rend différent : rien sur le fait que Lilly soit un peu timide et renfermée, alors que James est un personnage très expressif. J'ai trouvé cela un peu dommage.

Bref... Cette histoire mérite encore un peu de travail au niveau de la forme (je parle de la plume qui pourrait être plus raffinée par moment) sinon c'est un grand défi qui est relevé : rendre aux parents de Harry leur passé. C'est un défi réussit avec brio. Alice réussit tout cela haut la main avec son histoire dont la beauté physique n'égale pas celle qu'elle renferme. J'ai apprécié de lire, parce qu'elle me faisait sourire.

Critique réalisée sur 8 chapitres.

LE CERF ET LA FLEUR de ALICE.

Tags : C. - (le) Cerf et la fleur. - Dermatologie. - Malade. - Diagnostic rendu. - Blue. - ECG normal. - Pathomimie.

LES TUNNELS de N'. 23/04/2014

LES TUNNELS de N'.
LES TUNNELS de N'.

 
NOM DU PATIENT : TIMMY
NUMÉRO DE CHAMBRE : 001
ÉTAGE : PSYCHIATRIE
STATUT : GUÉRI

LES TUNNELS de N'.

« C'est l'histoire... Non, ce n'est pas une histoire, en fait. C'est un récit. Quelque chose qui pourrait arriver à tout le monde et qui pourtant semble incroyablement impossible. Ce sont quatre déchéances, dans les règles de l'art ; quatre personnages qui sombrent, quatre personnages qui meurent. D'abord, il y a Logan, le plus amoché, le moins terre-à-terre. Celui qui souffre à la fois volontairement et sans le vouloir, celui qui veut et redoute la douleur tant il en a l'habitude, tant il en a besoin. Après, il y a Callie. Ou Redrum. Ou Callie, ou Redrum, la personne change selon les circonstances. Elles sont deux, elles n'ont qu'un corps ; elles dépendent l'une de l'autre alors qu'elles veulent être libres. Ensuite, il y a Nell. Nell, la plus saine des quatre, Nell qui rêve d'évasion. Nell qui va se brûler les jambes à trop vouloir fuir. Et enfin, il y a Jeremiah. L'égoïste, le solitaire, celui qu'on croise tous les jours, celui qui surpasse tout le monde par son intelligence mais qui n'arrive à rien. Ils veulent vivre, enfin. Tous. Le problème est que leur pire ennemi, c'est eux-mêmes.  »


LES TUNNELS de N'.

LES TUNNELS de N'.

Ça y est, je peux le dire haut et fort: j'ai fini de lire SC ! Je dois avouer que je ne m'attendais pas à finir aussi rapidement ma lecture -notamment parce que j'ai l'impression que N' poste ses chapitres plus vite que son ombre, bouhou. Mais c'est fait. Après plus de deux semaines de dure et intense lecture (nooon, N', ne pars pas !) je peux enfin rédiger la critique de cette histoire qui, faut l'admettre, est pas très joyeuse. Mais après tout, c'est la réputation de SC, nop ?

Parlons peu, parlons bien. Parlons de l'ambiance qui se dégage de la présentation. Sobre, sombre, on ne retrouve que très peu de d'images et de gifs lorsque l'on passe les nombreuses pages du blog. Par contre, je dois avouer que j'aurais mis des gifs à chaque début de parties, plutôt que de temps en temps. Je pense que ça serait plus « cohérent ». Après, c'est qu'un conseil et un avis personnel !
Même si tu dis que l'affiche est des plus simples, je trouve qu'elle va en harmonie avec SC. Les quatre protagonistes, ainsi placés, mettent dans l'ambiance. Logan, la peau sur les os, Jeremiah, qui essaie peut-être de trouver le repos, Callie (ou Redrum?) qui paraît avoir un air amusé et enfin Nell (bouhouhou, Nell T_T). En gros, j'pense que j'ai pas grand-chose à dire niveau présentation. Des textes sont justifiés, la police choisie est parfaite pour une lecture agréable. C'est peut-être simplet comme habillage et présentation, mais finalement c'est parfait pour attirer notre attention. (mais bon, j'avoue, j'aurais préféré que tu laisses l'habillage super coloré, j'y croyais presque, moi, à cette fin heureuse, beuh).

Je passe maintenant au style et à l'orthographe. Ce n'est pas dans mes habitudes, mais j'ai relevés quelques incohérences lors de ma lecture. Du coup, je les relève pour que N' puisse voir si ça cloche ou pas (je préviens, y a peut-être des trucs où j'ai dit n'importe quoi, je lisais généralement le matin, en me levant, et pas toujours fraîche)

« Le jeune homme sent son c½ur se serrer – un mélange de profonde tristesse et d'admiration pour le petit être, étendu sous sa couette, déjà sur le chemin du sommeil qui lui sert de frère » (impossible de me souvenir du chapitre)
« Griffin ne bouge pas baisse la tête vers elle. » (chapitre vingt-six) (là c'est surtout par rapport à un manque de ponctuation)
« La jeune fille lui caresse le dos, lui l'enlace de toutes ses forces et loge sa tête au creux du cou de Nell. » (chapitre trente-deux)
« Avec ses grands yeux marrons » (chapitre trente-six)
« Brutalement, sa main va explorer l'intimité de Lena, va s'y planter dans même l'avertir » (chapitre quarante-deux)
« Elle monte se la table » (chapitre quarante-six)
« La prochaine fois que tu veux que quelqu'un reste en dehors de tes histoires, évite de de déshabiller devant lui. » (chapitre quarante-neuf)
« On a enfermée Redrum ici parce qu'elle a fait usage de faux » (chapitre quarante-huit)
« une jeune femme en tailleur est assis, au bureau, au fond de la pièce. » (chapitre cinquante-six)
« Ou plutôt, Jeremiah en a marre de ne rien faire La vérité » (chapitre cinquante-sept)
« ses lèvres trouvent celui du garçon une, deux fois. » (chapitre soixante-deux)
« Un sourire abîmé, de temps, en temps » (je me souviens plus du chapitre) (pas de virgule entre temps et en)
« Il fait sombre, ici – cette baraque est orientée plein nord et toujours très froide. Il fait sombre, aussi – la mère de Logan ne juge pas nécessaire d'allumer les lumières et Logan n'ira pas lui dire le contraire. » (je me souviens plus non plus du chapitre) (là c'est le fait que je comprends pas trop le fait que tu répètes sombre. Le premier, tu devrais plutôt mettre froid, non?)
« D'ici, sa mère ne doit pas la voir – un raque entrez résonne et Callie sent son c½ur » (soixante-huit) (rauque?)
« Jeremiah se s'en souvient même plus, d'ailleurs » (chapitre soixante-neuf)
« Un jeune homme grand, aux traits butés, aux cheveux désordonnés et une jeune fille – ou plutôt, le garçon semble vouloir effrayer la fille – et d'après l'expression de cette dernière » (chapitre septante-trois) (je comprends pas trop pourquoi t'as mis ça entre tirets '-') (vi, je suis belge, donc c'est soixante-treize xD)
« on avait fini par lui dire que ça c'était arrangé » (septante-cinq) (s'était?)
« Le genre de truc destructeur. Ils parlent aussi d'Alia, qui fait ses nuits, enfin, des boulots de Léa et Griffin. » (chapitre septante-neuf) (Griffin ? Gné ? Ça devrait pas être Dan ?)

Bon, et je pense que c'est tout. J'ai vu d'autres petites fautes, notamment des « à » qui auraient dû être des « a », mais je pense que si tu relis ton texte en entier (et vu que tu avais parlé d'une réécriture, je me doute que tu vas tout relire) tu les retrouveras. Des tirets que tu as mis entre deux mots, aussi, qui ne devraient pas être là (genre « eux-deux », j'ai vu ça dans l'un des cinq derniers chapitres). À part ça, niveau orthographe, j'ai rien vu d'autre. Du coup, c'est plaisant: en septante-sept chapitres, je n'ai retrouvé que quelques fautes d'inattention. On va pas dire que c'est la mort, quoi !
Par contre, j'ai trouvé que tu répétais beaucoup « ouais », « putain » et puis « merde » (mais celui-là, c'est surtout vers les vingt derniers chapitres). Écrire au présent incite à se répéter beaucoup; et je sais que c'est un style personne. Néanmoins, j'ai trouvé que c'était fort redondant vers la fin. Du coup, je pense qu'il faudrait peut-être limiter, surtout par rapport aux « ouais ». Certains peuvent être retirés, je pense. Après, là encore, c'est un avis personnel. Ça peut plaire à des personnes, et pas à d'autres.
Bon, et dernier petit truc péjoratif, c'est par rapport aux tirets que tu utilises à la place des parenthèses. Je sais pas si on te l'a déjà dit, mais c'est justement pour remplacer des parenthèses. Tu en mets énormément, et là encore, je pense qu'il faudrait les limiter. Limite, tu sais mettre des virgules à la place.
Mis à part ces petites remarques, ton style est fluide et personnel. On ressent un véritable investissement dans cette histoire (je reviendrai sur les thèmes dans le prochain paragraphe). On sent dans les mots choisis et dans le vocabulaire varié malgré quelques répétitions que je me doute voulues, que tu tiens à SC et à ces personnages.


Dernières remarques, concernant l'histoire. Je savais déjà à quoi m'attendre étant donné que j'avais déjà lu les vingt premiers chapitres. Certains détails ne m'étaient donc pas inconnus. N' sait donc ce que je pense du début de l'histoire, et je ne vais faire donc que quelques remarques un peu en vrac (d'ailleurs, attention, spoilers).
Je trouve, tout d'abord, que la trame suit la route. Certaines personnes, d'après ce que j'ai entendu dire, se plaignent que l'histoire met du temps à arriver. Mais, guys, c'est une histoire réaliste. Les personnages de SC, aussi torturés soient-ils, pourraient exister quelque part. C'est lent, oui. Mais la vie ne l'est-elle pas également ? Tous les jours, on a pas des rebondissements. Y a des hauts et des bas. Comme dans SC. Du coup, je dis bravo à N', parce qu'elle parvient à donner ce sentiment de réalisme à son histoire. Certaines scènes sont attendrissantes (d'ailleurs, j'aime bien le Logan presque détendu en compagnie de Gaëlle), d'autres sont d'une tristesse absolue. Mais, franchement, j'aime ce rythme, ces péripéties et cette trame qui, à mes yeux, tient la route.
Ce que j'apprécie le plus chez SC, c'est le fait que chaque personnage à ses propres problèmes mais que tout semble les rejoindre. Il y a en effet le désespoir qui ne cesse de les lier. Le fait qu'ils se connaissent tous mais ne se revoient que très rarement me plaît également. On suit l'avancée de chaque personnage, qu'ils soient principaux ou secondaires, bien qu'ils ne se côtoient pas nécessairement. J'aime également le fait que certains protagonistes vont mieux (Logan), et que d'autres voient leur vie basculer (Callie/Redrum, notamment à cause d'Ewan).
En parlant des personnages... je dois avouer que je ne sais pas lequel je préfère. Peut-être Griffin, ou bien même Lou (elle est si adoooorable). Mais chacun est si détruit mais si courageux... Je sais qu'ils ont tous quelque chose qui les retient à ne pas perdre pied, mais j'ai toujours peur qu'il y ait de nouveaux morts (comment t'as pu faire ça à Alex?! En plus, quand Nell fait ce rêve et qu'elle revoie Alex, J'Y AI CRU (comme une quiche, je sais) (et comment t'as pu faire ça à Nell, aussi ?!? C'st dégoutaaaaaaant). Par contre, je trouve que certains personnages arrivent d'un coup ou bien n'apparaissent que de temps en temps (et pas suffisamment). Genre, Léa. Hop, ça y est, Dan va être papa. Soit je ne me souvenais plus qu'on la mentionnait dans les premiers chapitres, soit, beh... elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Lucas, aussi. C'est vrai que dans le chapitre où il plaque Logan (et je trouve que c'est bien fait, que ça soit Lucas qui mette fin à leur relation) il parle du fait qu'il était cocu et le savait. Mais, je sais pas... on le voyait quasiment jamais. Du coup, c'est un peu frustrant. (par contre, j'aimerais bien que tu parles plus souvent de Dan et sa petite famille **. Je les trouve trop chou!)
Et, big moments: WHAAAT?! Jeremiah, qu'est-ce qui lui prend ? Tumeur, infection à cause des balles ? Logan, et sa mère, Lear (oh mon dieu, quand il demande à Logan s'il est fâché, trop mignon :c)... Qu'est-ce qui va se passer ? Gné, je veux savoir (mais Alaric est super gentil, dommage qu'il soit pas apparu plutôt, c'lui-là). Serra qui kidnappe Ewan... Non mais elle, elle veut mourir, quoi. J'sens que Callie/Redrum (je sais pas encore qui, parce que Redrum a tant changé depuis le début de SC...) vont péter un câble (tu me diras, c'est fait). Nell (snif), j'aime le fait que Jeremiah pense encore à elle de temps en temps. Et Jeremiah, ouaip, qui a retrouvé son père (keunnard) et qui s'entend bien avec son demi-frère (c'est chooou). Par contre, moi j'aimerais trop que Gaëtan apparaisse plus souvent ! Mais Eva est une, ahem, euh... sale bique, pour rester polie ?

Bon, et je pense que c'est tout. En gros, allez lire SC. Ouaip, c'est long, mais ça se lit vite. Vous êtes pris par les tripes, vous avez tout simplement envie de savoir ce qui va se passer. Et puis, y a des beaux mecs, huhu.

Critique réalisée sur 87 chapitres.
 

LES TUNNELS de N'.

Tags : Psychiatrie. - Diagnostic rendu. - Sunrise. - Blue. - Anda. - Tear. - Hypertrophie. - Guéri. - Étoiles rieuses. - T. - (les) Tunnels.

THE FALLEN BLADE de PSYCHÉE. 01/05/2014

THE FALLEN BLADE de PSYCHÉE.

THE FALLEN BLADE de PSYCHÉE.


NOM DU PATIENT : PSYCHÉE
NUMÉRO DE CHAMBRE : 008
ÉTAGE : DERMATOLOGIE
STATUT : MALADE


THE FALLEN BLADE de PSYCHÉE.

« Une guilde obscure, un entraînement sans pitié.
Un clan massacré, une unique rescapée

C'est une arme, créée dans le métal le plus dur qui soit, forgée par la haine et le désir de vengeance. Ayant pour seul maître, sa Volonté, pour seule amie, la Mort et pour seule destinée le Carnage. Sa sortie de l'ombre sera l'étincelle pour la guerre qui gronde. La damnée suivra les ordres, sera la flèche d'Eris et brisera les codes établis. »
 

THE FALLEN BLADE de PSYCHÉE.

THE FALLEN BLADE de PSYCHÉE.

The Fallen Blade, c'est un blog aux tons rouge sombre qui nous emporte immédiatement dans une atmosphère typée fantasy. Le texte est aéré, la police assez grande, toutes les infos clairement présentées : en somme, tout est prévu pour que vous puissiez passer une lecture confortable. Si on veut vraiment pinailler, je dirais qu'il faudrait trouver un moyen pour mieux séparer le blabla post-chapitre du chapitre en lui-même... peut-être un séparateur ou une police d'écriture différente / plus petite ?

Le texte, ensuite, s'ouvre sur une de ces scènes qu'il est à mon sens si difficile de maîtriser : un combat. Et c'est là qu'on s'aperçoit que Psychée maîtrise cet art à la perfection. L'écriture est fluide, envoûtante, élégante, on a presque l'impression de se retrouver face à une chorégraphie, dans la forme comme dans le fond, et j'ai été tout bonnement impressionnée par la façon dont elle met ses scènes d'affrontement en mots. Son style correspond parfaitement aux mouvements vifs et félins de son héroïne. Les chapitres suivants confirment cette première impression : les combats et les scènes où Damna se fond dans la nuit de la ville sont toujours un sans faute, un vrai régal pour les yeux.

De manière générale, le style est fluide et maîtrisé, personnel, avec un vocabulaire varié sans être pompeux ; attention toutefois car j'ai repéré quelques répétitions ici et là. De même, certains passages sont constitués de phrases toutes construites de la même manière (commençant toutes par « elle » suivies du verbe puis du complément), ce qui peut rapidement devenir monotone. Et ça rejoint un peu la seule chose que je voudrais reprocher au style de l'auteur : s'il se marie à merveille avec les scènes de combat, sa fluidité et sa musicalité ne correspondent pas à d'autres actions plus dynamiques (discussions entre personnages ou des actions très marquées dans le temps comme l'homme qui lui jette un verre, etc) ce qui fait que dans ces moments, il se dégage une impression de lenteur ; le rythme n'est plus en adéquation avec l'action rapportée. Donc à garder pour les combats mais à retravailler un peu pour le reste.

Je pense que cela contribue, avec d'autres facteurs sans doute, à rendre certaines actions un peu confuses. On parlait de la scène du verre par exemple : sur le coup, je n'ai pas bien compris ce qui se passait. Pareil pour l'arrivée de Clara et Gabriel, ce n'est pas très clair, on met un certain moment à re-situer qui est qui, qui a fait quoi, qui ressemble à quoi, quels sont les liens entre les personnages... Et de manière générale, je trouve que les explications sont toujours un peu embrouillées. Quant l'auteur nous parle d'un objet typique à son univers (tous les artefacts magiques par ex), d'une technique magique, d'une créature/d'un peuple, de la situation politique... Je ne saurais pas bien l'expliquer, mais on est un peu perdu. Soit les informations sont incomplètes, comme si le narrateur partait du principe que le lecteur connaissait déjà ce dont on parle, soit la structure même de l'information est désorganisée, ce qui fait qu'on a un peu de mal à tout assimiler. (surtout dans les derniers chapitres où beaucoup de choses nouvelles d'un coup nous sont données).
Il en va un peu de même pour l'intrigue. Si j'ai adoré le prologue et le premier chapitre avec les scènes de Damna très visuelles et très marquantes, j'ai ensuite eu plus de mal à voir où l'auteur voulait en venir. Le fil principal de l'intrigue tarde à s'individualiser. Damna enchaîne les missions mais les objectifs de celles-ci sont évoquées de façon assez rapide et sommaire, ce qui fait qu'on ne les retient pas, et l'on comprend que certains points de l'intrigue commencent à être présentés avec ces affrontements entre mafia & cie, mais on a vraiment du mal à voir quel personnage se positionne où, qui s'oppose à qui, quels sont les enjeux.
Un dernier point que j'aimerais évoquer, c'est la façon dont est gérée la temporalité de la fiction : que ce soit pour le flashback de Clara, ou pour l'ellipse après la découverte de Tilan, cela faisait à mon goût un peu trop artificiel. Il faudrait trouver un moyen d'intégrer cela de façon plus fluide dans le récit, pour ne pas le couper ou l'alourdir. Parce que la conséquence de cela, c'est 1) qu'on se demande quel était le but du flashback de Clara (à part faire preuve des talents de Damna, mais ça on le voit déjà très bien dans toutes les autres scènes) 2) qu'on a l'impression que la révélation sur Tilan tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, vu qu'on en parle mais qu'on passe ensuite dessus sans l'exploiter (pour y revenir plus tard, sans doute, mais du coup on se demande un peu ce que cette sous-intrigue fait là et pourquoi elle n'a pas été mieux intriquée avec l'histoire principale).
On entrevoit toutefois un monde très intéressant, plein de belles trouvailles (comme les gargouilles où les draka), où l'ambiance très fantasy semble se teinter de quelques éléments plus typés science-fiction (comme les pierres de communication). Le personnage de Damna est vraiment super, entre déshumanisation totale, absence de pitié, amour de la violence, passé sombre et tendances instables d'un côté, et de l'autre son affection pour ses amis, sa loyauté, des sentiments presque maternel pour Tilan par exemple ou même pour Clara et Gabriel qu'elle tient à protéger... je pense aussi qu'elle a un grand sens du devoir, bien qu'il soit assez personnel et qu'elle ne fasse que ce qu'elle estime devoir faire. Bref, un personnage très charismatique qui porte réellement le récit et qui n'a pas fini de nous révéler sa profondeur. Pour ce qui est des personnages secondaires, ils n'ont pas encore vraiment eu le temps de se faire leur place et comme ils ne sont présents qu'en arrière-plan, et que les scènes qu'ils ont sont un peu confuses (comme je le disais, soit parce que l'action n'est pas très claire, soit parce qu'on ne comprend pas bien les raisons de leur présence), on a plus de mal à les cerner. Mais j'imagine que ça va venir. Tout comme la direction de l'intrigue va se faire de plus en plus évidente au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire. (j'espère en tout cas ^^). Après tout, il n'y a que 5 chapitres pour l'instant ! 5 chapitres emplis d'un très fort potentiel que je suis impatiente de voir se dévoiler.

Conclusion :
A retenir de l'histoire de Psychée : des scènes de combat absolument magnifiques, de vraies petites ½uvres d'art ; un personnage très fort et très travaillé en la personne de l'héroïne ; un monde qui s'annonce plein de trouvailles et de perles. À nuancer par un manque de clarté dans les explications, mais à lire et surtout à suivre sans retenue !

Critique réalisée sur la première version.

THE FALLEN BLADE de PSYCHÉE.

Tags : F. - (the) Fallen Blade. - Dermatologie. - Malade. - Diagnostic rendu. - Anda. - Blue. - ECG normal.

LES FÊLURES INCURABLES de N'. 17/05/2014

LES FÊLURES INCURABLES de N'.

LES FÊLURES INCURABLES de N'.

 
NOM DU PATIENT : N'
NUMÉRO DE CHAMBRE : 025
ÉTAGE : PSYCHIATRIE
STATUT : GUÉRI
HISTOIRE EN SECRET SUR LE BLOG

LES FÊLURES INCURABLES de N'.

« Mélusine avait peur, Mélusine était terrifiée par la vie. Mélusine a mal tourné. Mélusine a envie de se venger. On raconte - par les temps qui courent - que tout n'est qu'histoire de vengeance. Mélusine n'en démentira pas. Parce qu'elle a perdu foi en elle-même, foi en cette génération futile. Parce que Mélusine a tout perdu. Parce qu'Allan est complètement valdingué. Parce que Glenn préfère les ciseaux, les lames tranchantes plutôt qu'une compagnie féminine, plutôt qu'une compagnie masculine. Parce que leur histoire n'est qu'une thématique à pleurer... »


LES FÊLURES INCURABLES de N'.

LES FÊLURES INCURABLES de N'.

Aujourd'hui c'est l'interne Anda qui s'occupe du diagnostic, et ce sont les Fêlures Incurables, alias le CC 2013 de N.', qui se retrouvent sur la table d'examen.

Tout d'abord, si la sobriété de l'habillage donne probablement beaucoup de cachet à l'histoire, et si j'adore le rouge choisi pour les titres, l'écriture pâle sur fond blanc est vraiment illisible. Il se peut que ça vienne de mon ordinateur qui a une saturation pourrie, ou du fait que mes yeux vieillissent, mais il a fallu que je copie-colle le tout dans un document texte pour pouvoir lire correctement, aussi conseillerais-je d'augmenter un peu le contraste entre la teinte du fond et celle du texte. (et peut-être d'augmenter un peu la taille de la police, aussi).

Ces considérations triviales ayant été traitées, parlons plutôt de l'histoire. L'orthographe est impeccable et hormis deux-trois typo malheureuses qui se courent après (du genre oubli de mot / de lettre), je salue le travail de N.' parce que cette histoire est indéniablement bien écrite. Le style est mature et personnel, on sent que l'auteur a largement trouvé ses marques et est à l'aise dans ce qu'elle fait ; l'écriture est fluide, rythmée, entêtante. Bon, comme hélas rien n'est parfait, il y a quelques détails qui pèchent : des petits tics d'écritures qui deviennent rapidement agaçants (la prolifération des « ouais » ou des tirets demi-quadratins qui, si d'ordinaire sont mes chouchous d'amour parmi les signes de ponctuation, ont commencé à me sortir par les yeux), et les répétitions sont parfois un peu lourdes. (J'ai conscience que les répétitions font partie intégrante du style et que généralement elle contribuent beaucoup à la musicalité et à la rythmique du texte, mais parfois (pas souvent), c'est un poil trop).

J'ai aussi noté que la concordance des temps déconne un peu, je serais d'ailleurs incapable de dire si cette histoire est écrite au passé ou au présent... Étonnamment, on fait très facilement abstraction (je n'étais même pas sûre du fait qu'il y ait vraiment une erreur, ou si c'était moi qui imaginait des trucs), mais il y a des moments où on se rend brusquement compte de ce décalage, et ça nous sort du texte.
Bref, malgré tout cela (d'autant qu'il me semble qu'on a déjà fait ces remarques à N.' et qu'elle est consciente de ces défauts), retenez que l'écriture de l'auteur est excellente. C'est le principal message que je voulais faire passer ici.

Au niveau de l'histoire en elle-même, LFI nous offre un curieux mélange entre le thriller à l'américaine et le drame psychologique. C'est cette alliance improbable qui, personnellement, m'a fascinée, et qui est selon moi la grande force de ce récit. N.' a peut-être trouvé comment amener de l'originalité à ce genre aussi sur-usité que complexe à gérer qu'est le policier. Ici, la solution se trouve parmi le passé des protagonistes, et ce n'est pas la carte du suspens qui est jouée mais plutôt celle de l'évolution des personnages.
Du coup, je vais en profiter pour parler du dernier soucis que rencontre LFI, selon moi, et qui est la structure de l'histoire. Bon, cette fiction ayant été écrite pour un Christmas Challenge, on peut largement pardonner ce genre de détails, l'obligation de forme (25 chapitres + respect du thème) limite parfois un peu la liberté de l'auteur, aussi ne faut-il pas voir mes remarques suivantes comme un reproche, plutôt comme une piste pour la réécriture.
D'abord et surtout, je trouve qu'il y a pas mal de longueurs. Surtout dans la première partie, à vrai dire (coucou Allan et ses lamentations interminables), je l'ai beaucoup moins retrouvé par la suite, mais de manière générale je trouve que les chapitres mériteraient plus de rythme. Quitte à les faire plus courts, quitte à les redécouper et qu'il y ait plus de chapitres au total. De même, je conseillerais à l'auteur de faire des paragraphes moins longs, histoire de dynamiser un peu le texte. Et surtout, de faire attention aux redondances dans les pensées des personnages. Il y a des chapitres où j'ai eu l'impression de lire la même chose pendant trois paragraphes (à 20 lignes en moyenne par paragraphe, ça va vite) et c'est, je pense, ce qui contribue à donner cette impression de longueur. Alors je sais, on est dans un roman psychologique, on est là pour entrer et se noyer dans les ressentis les plus profonds des personnages, mais attention toutefois à ne pas en faire trop (le lecteur n'est pas si bête que ça, et j'aime bien pouvoir déduire et sentir certaines choses par moi-même, sans qu'on me l'explique en long en large et en travers).
Je vais donc balancer une suggestion un peu en l'air, je ne sais pas si l'auteur la trouvera très pertinente, mais je me demande s'il n'aurait pas été intéressant d'alterner plus souvent entre les chapitres « présents » et ceux « passés ». Par exemple, plutôt que de faire toute une première partie sur le flic/le Tueur aux Yeux/l'enquête, puis tout un deuxième gros bloc sur leur enfance, pourquoi ne pas faire 3-4 chapitres l'un, 3-4 chapitres l'autre, revenir sur l'un et ainsi de suite ? Cela donnerait à mon avis beaucoup plus de rythme au texte, et permettrait de mettre en exergue les parallèles entre le passé et le présent des personnages. Et surtout accentuerait ce mélange de genres si spécial dont je parlais plus haut. Alors peut-être qu'il n'y a que moi qui le ressent comme ça, peut-être que je suis passée complètement à côté du texte en décidant de le voir comme policier plutôt qu'exclusivement psychologique, mais voulue ou non par l'auteur, je trouve que c'est cette dualité qui fait tout le charme de l'histoire, alors pourquoi ne pas l'exploiter à fond ?(au passage, j'ai vu qu'on avait suggéré à l'auteur de mettre plus d'indications temporelles dans l'enfance d'Allan/Mélu. Je ne suis pas d'accord, je trouve que cette espèce de progression ininterrompue et un peu floue dans le temps est vraiment sympathique).

Autre réflexion, qui s'applique cette fois uniquement à la première partie : il aurait peut-être été intéressant de vraiment démarquer les styles entre les chapitres de Mélusine et ceux d'Allan. On remarque bien qu'ils sont deux personnages très différents, aucun problème de ce côté-là, mais je trouve quand même l'écriture plutôt uniformisée entre les points de vue de l'un et de l'autre, alors que cela aurait pu être un exercice de style intéressant (et plus relou, aussi, ok haha) que de pousser les différences de personnalités entre eux jusque dans la façon dont ils s'expriment.
Et puisqu'on en est dans les personnages, je tenais à faire une dernière petite remarque négative (je suis casse-pieds, je sais), avant de passer aux éloges : j'ai trouvé que tous les personnages sont quand même pas mal enfermés dans le même schéma. Les parents qui n'en carrent pas une pour eux, la self-depreciation (navrée mais là maintenant tout de suite je suis incapable de retrouver le terme en français), les idées suicidaires, la fratrie qu'ils aiment d'amour mais qui meurt, les traumatismes, les problèmes avec leur famille pour affirmer/assumer leur homosexualité... Bien sûr, il y a des variations entre chaque personnages, bien sûr je schématise un peu, et sans doute que j'ai cette impression parce que j'ai lu d'autres travaux de N.' où l'on retrouve ces mêmes thématiques, mais peut-être aurait-il été intéressant de se pencher sur des situations plus différenciées pour chaque personnages.
Malgré cela, je tiens à les souligner, ces personnages. (oui cette blague est nulle). Ils sont vraiment travaillés à la perfection et sont les piliers de ce récit. Ma préférence allant à Mélusine qui est selon moi la plus complexe, la plus folle, celle qui sort le plus du lot. (préférence en terme scénaristique, parce qu'en terme d'affection j'hésite encore à savoir si mon chouchou est Glenn ou Allan). Allan, puisqu'on en parle, qui réussit à être incroyablement antipathique dans la première partie et qui devient adorablement attachant dès qu'on en apprend plus sur lui (comme quoi, allons au delà des premières impression), alors qu'il est relou-dépressif du début à la fin. Bref, je pourrais parler des heures là-dessus mais ça vous gaverait, sachez simplement que cette évolution fantastique des personnages est un de mes arguments en faveur d'une alternance plus régulière entre les chapitres passé/présent.
Pour finir, j'aimerais relever quelques trouvailles qui m'ont bien fait kiffer ma race (terminons sur une note lyrique) : le point de vue de la tueuse en série psychopathe, tout d'abord, qui dépote vraiment et contribue à développer le personnage si vaste de Mélusine. La recherche méthodique de la proie du chapitre 3, que j'ai trouvée super cool. Allan qui s'énerve contre le père de Mélu au chapitre 15 (go Allan, go!) et surtout tout le chapitre 16, qui est sans doute mon préféré, parce qu'il marque vraiment la bascule définitive de Mélusine et que la façon dont c'est raconté, en s'adressant directement à elle et en parlant d'événements qu'elle ne voit pas, est juste muuuuh ♥

Pour conclure définitivement ce diagnostic beaucoup trop long, il n'y a aucun trauma grave chez cette histoire. Quelques retouches sont à faire, mais je suis sûre qu'après quelques temps dans un service de MPR, ce récit pétera la forme. À lire pour tous les amateurs de récit psychologique et de tueur en série psychopathe.


Critique réalisée sur l'entièreté de la fiction.

LES FÊLURES INCURABLES de N'.

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