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L'OISEAU DU PACIFIQUE de MO'. 03/04/2014

L'OISEAU DU PACIFIQUE de MO'.

L'OISEAU DU PACIFIQUE de MO'.


NOM DU PATIENT : MO'
NUMÉRO DE CHAMBRE : 006
ÉTAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : MALADE

L'OISEAU DU PACIFIQUE de MO'.

« Année 1944, en plein c½ur de l'océan Pacifique
Les Marines Américains livrent déjà depuis près de 2 ans un combat sanguinaire contre l'armée impériale japonaise.
Eugène Sledge jeune marine de la compagnie K se retrouve face aux tirs japonais et risque une nouvelle fois de mourir transpercé par une balle pourtant le destin en veut autrement pour lui.
Sarah Walker est une jeune infirmière volontaire américaine récemment enlevée par un groupe de Japonais au large de Pavuvu.

Le destin de ces deux êtres ne prévoyait pas de les rencontrer, rien ne disait qu'ils allaient se croiser. Pourtant parfois le hasard fait les choses bizarrement. Leur rencontre et ses circonstances vont faire que leur attachement bravera toutes les limites et irritera James, le frère ainé de Sarah lui aussi marine. Leur histoire va se construire à travers les combats, la mort, la peur, et surtout la séparation ... De nouveau enlevée, Sarah se retrouve dans l'insécurité. Eugène et James font leur possible pour la retrouver. Mais comment faire lorsque les deux hommes peine à s'entendre ? Que James reproche constamment à Eugène l'enlèvement de sa s½ur, et surtout que Eugène essaye de cacher ses sentiments pour Sarah. Comment vont ils faire à travers les combats, leur perte d'humanité face aux comportements des Japonais. Eugène retrouvera t'il Sarah vivante et réussira t'il à lui montrer ses sentiments ?

L'histoire d'une passion déchirée par la guerre. »


L'OISEAU DU PACIFIQUE de MO'.

L'OISEAU DU PACIFIQUE de MO'.

Nouvelle critique, cette fois-ci d'une histoire qui m'attirait depuis un bon petit moment. Je dois avouer que mon avis est... mitigé. Il y a quelques points qui pourraient être rectifiés, et j'espère que cela pourra aider l'auteure à s'améliorer !

Je ne sais pas si c'est parce que le fond rappelle la mer (donc du Pacifique) ou bien si c'est par choix personnel, mais je dois avouer que j'imaginais quelque chose de plus... spectaculaire. Étant donné que tu te centres sur une histoire où se mêle informations historiques, notamment sur la Deuxième Guerre Mondiale, j'avais pensé que le fond allait nous rappeler cette guerre. Malgré tout, si tu as choisi cet habillage parce qu'il représente la mer ; dans ce cas, c'est justifié.
Le choix des images pour illustrer les chapitres me semblent appropriés ; notamment parce qu'elles sont toutes en noir et blanc. La présentation des articles nous permet d'avoir une lecture agréable, le texte étant aéré et justifié. Essaie peut-être d'augmenter la taille de ta police d'un chouia ; bien que cela reste très subjectif, je la trouve trop petite et j'ai dû faire un effort pour pouvoir lire de manière aisée tes chapitres.

L'orthographe être cependant un problème. J'ai remarqué quelques fautes qui traînent par-ci par-là et cela peut parfois être lourd à lire. J'ai cru voir que c'était dans la conjugaison que tu avais le plus de mal ; quelques verbes mal conjugués ou bien tout simplement certaines terminaisons des participes passées mal orthographiées. Si cela peut t'aider, je peux te donner un truc que j'utilise moi-même. Remplace ton verbe avec un verbe du troisième groupe (pendre, par exemple). Ensuite, si ton verbe est un participe passé, accorde-le au féminin. « J'ai pris », par exemple. Si tu dis « J'ai prite », ce verbe n'existe pas. C'est une astuce que j'utilise la plupart du temps, et je sais que certaines personnes l'ont utilisée après que j'ai fait la remarque. Ah ! Un autre participe passé qui était mal conjugué : « il a dit » et non « il a dis ». C'est une faute courante, et je dois avouer que je la faisais encore il y a moins de deux ans.
Attention également à la ponctuation. Certaines de tes phrases sont assez longues et une virgule permet à tes lecteurs de souffler pendant un bref instant. Essaie de lire tes chapitres à voix haute. Cela sera plus facile pour toi de voir quand tu as besoin ou non d'une virgule. Évite également de mettre deux points d'exclamation : avec un, c'est largement suffisant. N'oublie pas non plus le point à la fin de tes dialogues. J'ai vu que tu ne les mettais jamais, ce qui est une faute assez grave.
Ces fautes font que ton style est maladroit et encore peu personnel. Avec un peu d'entraînement et si tu relis (ou bien que tu fais relire, c'est également une option ; il y a beaucoup de bêta-lecteurs qui se feraient un plaisir de te corriger) tes chapitres, je suis certaine que tu parviendras à rendre tes chapitres beaucoup plus agréables à lire.

Je termine enfin par le contexte. Franchement, chapeau. Je dois avouer que les histoires historiques manquent sur la plateforme, et ce fut donc avec plaisir que je me suis dépêchée de débuter la lecture de ton histoire. Si j'ai été un peu rebutée à cause de quelques fautes, j'ai cependant bien aimé ce que j'ai lu. Je trouve cependant certaines réactions (ou bien scènes) excessives. Certes, James est à fleur de peau (la guerre, ça se comprend) mais j'aurais cru qu'il allait s'excuser ou du moins chercher à se faire pardonner pour ses paroles. Sa s½ur a l'air d'être tout pour lui : son manque de réaction après la gifle qu'il lui a donnée m'a étonné.
J'ai également trouvé que la relation entre Sarah et Eugène allait trop vite. Sarah s'est retrouvée en présence de Japonais et vu la réaction des Américains face à leurs ennemis, je doute qu'elle ait été accueillie comme une alliée. N'aurait-elle pas dû être effrayée ? C'est triste à dire mais ; n'aurait-elle pas dû se sentir mal à l'aise face à tous ces regards tournés vers elle, mais surtout sa proximité avec Eugène ? Tu dis également qu'Eugène est un garçon solitaire qui n'aime pas tellement se mêler avec les autres soldats. Son soudain changement de personnalité m'a semblé, justement, trop brusque. J'avais espéré que tu prendrais un peu plus le temps d'expliquer ces changements qui s'opéraient en eux.
N'hésite pas non plus à rajouter davantage de descriptions ; à propos du camp ou bien tout simplement sur tes personnages. Tu as lâché la biographie de Sarah sans nous en dire plus un peu plus tard. Essaie de nous donner des bribes d'informations petit à petit plutôt que tout d'un vrac. On pourrait presque croire que tu souhaites t'en débarrasser ; mais je me doute que ce n'est pas le cas. En prenant davantage ton temps, tu étofferas tes chapitres et cela te permettra de les rallonger.

Je pense que c'est tout. Courage, en tout cas, parce que je me doute bien que ça ne doit pas être facile. En écrivant une histoire qui se basent sur des faits réels comme la guerre, il faut faire un minimum de recherches... donc j'espère sincèrement que tu pourras clôturer cette fiction en nous offrant une fin qui nous surprendra tous.

Critique réalisée sur 5 chapitres.


L'OISEAU DU PACIFIQUE de MO'.

Tags : O. - (l')Oiseau du Pacifique. - Endocrinologie. - Malade. - Diagnostic rendu. - Sunrise. - Bradycardie. - Répertoire historique.

IT SEEMS de GAËLLE. 29/06/2014

IT SEEMS de GAËLLE.

IT SEEMS de GAËLLE.
 
NOM DU PATIENT : GAËLLE
NUMERO DE CHAMBRE : 023
ETAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : GUÉRI

IT SEEMS de GAËLLE.

« Dos à la porte, elle avait fermé ses yeux foncés. Elle sentait le vent sur sa peau, et l'agitation dans son coeur. Voilà, elle partait. C'était définitif, on lui avait dit qu'elle pourrait garder contact, mais qui avait cru possible une telle chose ?
Sûrement pas elle.
Une main sur sa valise et l'autre contre son ventre, dans lequel se déroulait une nouvelle guerre. Un étranger aurait pu croire qu'elle attendait patiemment qu'une voiture arrive et l'emmène ailleurs. Mais c'était autre chose qu'elle avait en tête; mais bien autre chose. Elle voulait qu'il sorte. Pas pour une dernière scène d'amour, pas pour qu'il la retienne, pas pour qu'il lui dise qu'elle lui manquerait.
Elle voulait voir la vérité dans ses yeux. Rien qu'une fois, pour être sûre. Après elle ramasserait sa fierté, et elle partirait loin.
La fenêtre s'ouvrit. C'était celle de l'étage supérieur, et le léger grincement était reconnaissable entre mille. Sa chambre. Elle tourna la tête et vit une dernière fois ses yeux malachites qui exprimaient un tourbillon de sentiments. Demande-lui de rester, pour une fois. Dis lui que tu as besoin d'elle.
Oui, il aurait voulu lui hurler tout ça. Mais rien ne voulait sortir. Il se contenta de laisser la voiture noire s'approcher, sa brune monter dedans, puis disparaître. Avant de murmurer, tout doucement, pour lui même.

- J'avais besoin de toi. »

IT SEEMS de GAËLLE.

IT SEEMS de GAËLLE.

Me revoici pour une nouvelle critique. Au départ, Anda était censée donner son avis sur cette fiction. Et puis, lorsque j'ai vu que Gaëlle était inscrire sur le challenge Les fictions de l'été, je me suis laissée tenter. Et puis, Gaëlle a lu deux de mes histoires: une manière de la remercier !

Je trouve la présentation à la fois sobre, simplette mais en harmonie avec ce que l'on peut trouver en lisant cette histoire. J'aurais malgré tout rajouté une touche de noirceur dans cet habillage, histoire de rappeler le fait que les personnages sont tous brisés. Cela reste cependant personnel et subjectif. Les images qui illustrent les chapitres sont jolies et mettent en avant ce que l'on peut (ou plutôt qui l'on peut) trouver dans les chapitres en question. Par contre, n'oublie pas de justifier tes textes. Le reste me semble correct, que cela soit par rapport aux illustrations ou bien encore à la police choisie.

Là où ça coince vraiment, c'est par rapport à l'orthographe et le style. Tu as écrit cette histoire, si je ne m'abuse, depuis plus d'un an: il y a donc une nette amélioration lorsque l'on lit les premiers chapitres et lorsque l'on termine ton histoire. Mais il y a justement un grand fossé entre les deux. Essaie de te relire, de corriger les fautes qui encombrent tes chapitres (comme je l'ai fait remarquer plus tôt, il y a en beaucoup plus dans la première partie que la deuxième). Par rapport à ton style, l'unique conseil que je peux te donner, c'est de relire à voix haute certains passages qui te jugent capable de pouvoir retravailler. Je sais qu'il n'est jamais facile de retravailler un texte que l'on a écrit soi-même mais cela peut être un bon exercice pour t'améliorer davantage.
Fais également très attention par rapport aux répétitions. Tu te répètes énormément, que cela soit dans les mots choisis ou bien les expressions que tu utilises. Tu fais une certaine fixation sur les yeux et la couleur de ces derniers de tes protagonistes: le problème, c'est que tu utilises toujours les mêmes termes pour les décrire. Lorsque tu parles de tes personnages, tu n'utilises pratiquement que des pronoms. Étant donné qu'il y a énormément de personnages, on finit par être perdu en lisant des « il » et des « elle » à tout bout de champ ou bien encore des « le brun » ou bien « la blonde ». Lorsque j'ai lu la première partie, c'est vraiment ce qui m'a le plus choqué. Retravaille, si jamais tu songes à réécrire cette histoire (ou bien même à la corriger) à mettre donc plus de synonymes mais surtout de faire en sorte que tes descriptions soient plus poussées.
Comme je l'ai également dit tout à l'heure, j'ai l'impression qu'il y a deux styles dans la même histoire. Parfois, il y a celui, poétique et fluide, qui nous transporte dans la douleur ou bien la passion de tes personnages. D'autres fois, tes phrases sont maladroitement formulées ou bien sont d'un registre plus familier.
Attention aux dialogues écrits sous forme de théâtre ! C'est une assez grave faute étant donné que ton histoire n'est pas un théâtre. Néanmoins, j'ai remarqué que tu ne le faisais plus à partir de la seconde partie. Il ne faut pas non plus mettre de point lorsque tu indiques le ton que tes personnages prennent lorsqu'ils parlent (« - La presse à scandales était là cinq minutes après l'accident. lance Liam. », par exemple)

Je m'attarde à présent sur l'histoire en elle-même. Tu te focalises beaucoup sur la douleur de tes personnages et sur le deuil ou bien les sentiments forts (parfois mauvais, parfois bons) qu'ils ressentent les uns envers les autres. Le problème, c'est que j'ai l'impression qu'il n'y a pas de progression dans cette douleur. Sans que je ne m'y attende, Harry et Nawel se rapprochent soudainement et ressentent des sentiments qui ne sont plus haineux. Un changement brutal que je n'ai pas pu apprécier à sa juste valeur. Soit tu prends trop ton temps, soit tu n'exposes pas assez la situation.
J'ai également eu l'impression que tu ne parlais pas assez de « l'extérieur ». Nawel, par exemple, parle beaucoup de son frère au début. Et puis, soudainement, on n'en entend plus parler. Ni de son père, ni du reste de sa famille. Gemma s'efface également au fil des chapitres. D'autres personnages font également leur apparition sans qu'on ne sache d'où ils viennent et ce qu'ils vont faire là. Attention également aux incohérences: en Angleterre, ils ne passent pas le bac. De plus, tu mentionnes à un moment que Uriah et Ombe se rendent en Amérique parce que les billets sont en promotion: se rendre en Amérique et beaucoup, mais vraiment beaucoup, plus difficile. Il faut tout d'abord un visa (que tu dois demander des jours avant ton départ, voire même des semaines) et avoir des papiers qui soient en règle. Si ce n'est pas le cas, au revoir ton voyage. Les autorités américaines sont vraiment très à cheval sur ce genre d'administration à cause des attentats du 11S. De plus, ils insistent souvent pour que tu leur dises pourquoi tu souhaites te rendre là-bas.
Néanmoins, et ce malgré le fait qu'à certains moments j'avais un peu la flemme de lire la suite et ne ressentais pas tellement une envie pressante de connaître la suite des événements, j'ai apprécié ce que j'ai lu. On sent que tu as travaillé tes personnages, que tu essaies de mettre en avant leur douleur et certains mal-êtres. Il faudrait juste retravailler tout ça pour que cela soit d'une qualité supérieure !

Critique réalisée sur l'entièreté de la fiction.

IT SEEMS de GAËLLE.

Tags : I. - It seems. - Endocrinologie. - Guéri. - Diagnostic rendu. - Sunrise. - Bradycardie. - Pathomimie.

TRAQUÉE de JULES. 30/06/2014

TRAQUÉE de JULES.

TRAQUÉE de JULES.
 

NOM DU PATIENT : JULES
NUMÉRO DE CHAMBRE : 020
ÉTAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : MALADE


TRAQUÉE de JULES.

« Les gens peuvent-ils changer ? Si on me posait cette question, ma réponse serait sans doute immédiate : non.

On ne change pas.

On essaye simplement de s'adapter à la situation pour survivre, mais notre nature profonde n'est pas modifiée en elle-même. Bien sûr, nous sommes parfois amenés à commettre des erreurs mais cela ne fait pas pour autant de nous quelqu'un de mauvais.

Je menais une vie tranquille avant que tout ça ne commence : j'allais à la fac, je faisais partie d'une des meilleures équipes de basket-ball du Royaume-Uni et entretenais une relation quasiment fusionnelle avec ma meilleure amie.

J'étais très loin d'imaginer qu'un beau jour, toute cette routine allait être bouleversée du tout au tout. Mais surtout, je n'étais pas prête. Qui aurait pu l'être ?

Condamnée à fuir aux côtés d'un inconnu, quelqu'un dans l'ombre semble déterminé à m'éliminer pour une raison qui m'échappe.

Je m'appelle Lilli Black, je suis traquée. »


TRAQUÉE de JULES.

TRAQUÉE de JULES.

Le blog en lui même est simple et très élégant à la fois. On sait déjà à l'avance grâce à l'habillage que l'histoire ne sera pas une petite partie de plaisir pour les personnages. L'histoire sera sombre par certains côtés et la noirceur de l'habillage laisse supposer que tout ne se passera pas forcément bien pour les personnages. Pour ce qui est de la présentation des articles, le texte est justifié et bien aéré, ce qui est toujours très appréciable et la couleur utilisée ne nous agresse pas les yeux étant grise foncée, c'est très agréable (surtout pour une personne comme moi qui lit plus souvent la nuit). De plus, tu différencies bien les dialogues de la narration en les mettant en gras ainsi qu'en changeant la couleur, et j'ai toujours apprécier lire sur Internet pour cette raison-là, chose que dans les bouquins il n'est pas possible de faire.

Ta plume est tout ce qu'il y a de plus envoûtant. Elle est fluide et le vocabulaire est très riche ce que j'apprécie énormément pour une fan-fiction (ou une fiction tout court) écrite sur le net. Je me suis fondue dans l'histoire dès les premiers chapitres et je me délectais dans la lecture de chaque mot qui s'affichait sur mon écran. Le fait que tu écrives au présent a un peu repoussé le moment où je débuterais la lecture, parce que j'ai toujours préféré lire au passé. Ce qui est assez bête parce que je suis moi-même incapable de formuler une phrase correcte au passé et que j'ai toujours eu l'habitude d'écrire au présent, mais bon une fois lancée dans ma lecture, je me suis habituée et je suis passée outre ce petit désagrément personnel.

Au niveau de l'orthographe, j'ai remarqué quelques erreurs d'inattention (qui était surtout quelques lettres inversées sur peu de mots dans toute ma lecture) qui peuvent être corrigées avec une relecture, mais aussi une faute qui revient de temps à autres dans les chapitres : « m'exclamè-je » ; ce n'est pas un accent qu'il faut mettre, mais « ai ». Une petite erreur que j'ai remarqué aussi, c'est que tu ne mets jamais de virgule avant la conjonction « mais », or il en faut toujours une. Après, je n'ai rien à dire sur la syntaxe, tu ne fais pas de phrases trop longues ni trop courtes et ton écriture est très fluide, comme je l'ai dit plus haut, on rentre très facilement dans l'histoire.

Parlons maintenant de l'histoire en elle-même ! Ton prologue est très accrocheur et c'est d'ailleurs ce qui m'a décidée à faire une critique de ta fan-fiction. Il résume en quelques phrases la situation de Lilli et la phrase de fin pique cruellement notre curiosité. Je n'ai pas hésité plus longtemps avant de me jeter à l'eau et je n'en suis pas déçue. L'histoire est vraiment bien pensée et tout se suit logiquement. Ton histoire est plus axée sur l'intrigue en elle-même au début, puis ensuite l'action commence. Tu y vas étape par étape et tu ne mélanges pas tout. C'est une histoire assez réfléchie et qui laisse penser qu'elle est écrite avec un plan derrière, du moins, c'est ce que j'en ai ressenti durant toute ma lecture. Tu as commencé ton récit avec la rencontre entre Lilli et Harry, sans tourner autour du pot. On a tout de suite pu remarquer leurs différences de caractère et le côté sombre d'Harry. Tu as très bien réussi à instaurer peu à peu la routine de Lilli, sans que ça n'en devienne lassant, nous permettant ainsi d'emmagasiner tranquillement les informations et de rentrer dans l'histoire en douceur, sans pour autant que l'histoire ne stagne. J'ai beaucoup aimé le fait que tu insères le basket comme élément assez central de la vie de Lilli. Ce n'est pas dans toutes les fan-fictions que l'on retrouve ça et c'est un petit plus qui s'ajoute au charme que dégage ton histoire.

Traquée est aussi une histoire très mystérieuse au niveau des personnages. Harry est un personnage très complexe que l'on arrive désormais à comprendre un peu plus une fois rendu au chapitre 18 ainsi qu'à travers son journal – petit plus que j'apprécie énormément d'ailleurs. Avoir un aperçu de son point de vue de l'histoire nous éclaire sur certains points que Lilli n'aurait pu nous fournir. Une chose qui serait assez intéressante d'ailleurs, serait d'avoir un aperçu de son journal avant que Lilli n'entre dans sa vie. Je t'avouerais que je n'arrive toujours pas à le cerner et à vrai dire au début, l'idée qu'il soit un vampire m'a effleurée l'esprit durant mon questionnement sur sa personnalité. Le fait qu'il soit si mystérieux, froid et distant ne pouvait être qu'une fantaisie de ce genre, mais au final, je me suis trompée. Ça aurait pu expliquer pas mal de choses, mais en même temps, il n'aurait pas pu y avoir une histoire derrière, donc ce n'est pas plus mal et c'est d'autant plus intéressant.

Pour ce qui est de Lilli, j'arrive totalement à me mettre dans sa peau grâce à la narration sous son point de vue. Tu fais très bien ressortir ses émotions et avoir accès tous ses questionnements nous amène à en avoir aussi. De plus, bien que cela soit moins prononcé qu'avec Harry, elle a aussi son petit côté mystérieux. Cependant, tu nous le dévoiles au fil des chapitres plus rapidement que pour Harry, répondant à certaines des questions que l'on peut se poser, notamment par exemple pour sa peur du noir que tu as justifié dans le petit bonus qui suivait.

Pour finir, le personnage qui m'intrigue le plus est en fait Louis. On ne sait franchement rien sur lui, à part qu'il est relié à Harry et qu'il désire que ce dernier n'appartienne qu'à lui. Mais pourquoi ? Certes, il peut y avoir un besoin de contrôle sur tout, mais de là à vouloir empêcher à une personne d'avoir un quelconque contact ne serait-ce qu'amical avec une autre personne, c'est totalement dingue. J'espère pouvoir en apprendre un peu plus sur ce qui le pousse à de tels agissements et donc à traquer Lilli pour l'éliminer de la vie de Styles.

En bref, la fan-fiction est très bien construite aussi bien dans le fond que la forme et la plume de Jules est très plaisante à lire. Les personnages sont bien travaillés et très attachants. Jules nous laisse à chaque fois dans un suspense total quant au dénouement de l'histoire et chaque chapitre est un délice.

Critique réalisée sur 18 chapitres.

TRAQUÉE de JULES.

Tags : T. - Traquée. - Endocrinologie. - Malade. - Diagnostic rendu. - Kymee. - Fibrillation. - Pathomimie.

LE TEMPS D'UN INSTANT de CHARLIE R. 02/08/2014

LE TEMPS D'UN INSTANT de CHARLIE R.

LE TEMPS D'UN INSTANT de CHARLIE R.

 
NOM DU PATIENT : CHARLIE R.
NUMERO DE CHAMBRE : 018
ETAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : MALADE

LE TEMPS D'UN INSTANT de CHARLIE R.


« Tout les oppose. Et pourtant, tout les rapproche. Il est des unions que le monde ne peut concevoir. Des liaisons que l'univers ne peut accepter. Le Destin n'a eu de cesse de chercher à les séparer.
Mais ils se sont fait de multiples promesses, comme rester présent l'un pour l'autre, quoiqu'il arrive. Pour le meilleur, et pour le pire. Surtout pour le pire.

Alice avait tout pour réussir. Tout pour s'en sortir. L'intitulé de sa vie aurait pu être « Alice aux pays des merveilles » si le Destin n'en avait pas décidé autrement. S'il n'avait pas mis au travers de son chemin une cascade de mensonges et une ribambelle de secrets.

Tout finit toujours par se savoir. Mais que se passe-t-il, lorsqu'il est trop tard pour se rattraper ? Que se passe-t-il lorsque la réalité s'effrite et que nous en perdons totalement le contrôle ? »

LE TEMPS D'UN INSTANT de CHARLIE R.

LE TEMPS D'UN INSTANT de CHARLIE R.

 
Le docteur Alice s'est vu confié avec joie le soin de s'occuper de ce nouveau patient, apportant ainsi un peu d'aide au docteur Sunrise. Il vous sera peut-être bon de savoir que ce patient du service d'hématologie a été diagnostiqué en trois étapes : l'intrigue, l'habillage et la structure des textes, ainsi que la qualité de l'écriture. Mais soyez sans crainte, les médecins sont confiants !

En ouvrant la page de ce blog, on est accueilli par un ciel étoilé dans des tons de violet et de rose. C'est un habillage simple et doux, qui ne rappelle pas vraiment la fiction, mais dont on peut tout de même apprécier la délicatesse. Petit bémol : l'image de fond est assez petite et ne couvre pas totalement l'écran, bien que ce ne soit sans doute pas le cas pour tous. Le texte est de couleur lilas sur un fond violet foncé, bien lisible et bien espacé. En bref, rien ne vient gêner la lecture de ce côté-là.

On est immédiatement emportés dès la lecture du premier chapitre. Les personnages sont bien définis et colorés, et les descriptions sont très... descriptives ! L'auteure a un style bien à elle, un vocabulaire riche et posé. On sent que les textes sont travaillés. Si fautes il y a, elles savent se faire discrètes. Les chapitres sont d'une longueur moyenne, idéale, et on en arrive à bout sans se sentir ni essoufflé ni étouffé. Néanmoins, certains passages sont plutôt lourds et contiennent des phrases un peu chargées. Malgré cela, la plupart du temps la lecture est fluide. Le style de l'auteure est doux, soigné et agréable, bien qu'il pourrait être peaufiné. Mais sans aucun doute, c'est prometteur.

L'action met un bon moment à arriver. Les premiers chapitres servent à mettre l'histoire en place, à présenter les personnages principaux et à intégrer le lecteur dans le paysage de la fiction. Et c'est très bien ainsi. Dans n'importe quelle autre histoire, cette longueur de départ aurait peut-être pu m'ennuyer, mais l'auteure sait nous envoûter avec sa finesse et son petit côté poétique. Si bien que ces premiers chapitres passent en coup de vent et soudainement, on se retrouve devant un élément déclencheur colossal, qui nous laisse bouche bée. C'est là que j'ai dû arrêter ma lecture. Une fois passées les présentations du début, l'intrigue nous frappe au visage et on se surprend à ne plus vouloir arrêter notre lecture. Et des centaines des questions nous mitraillent l'esprit à la seconde où on termine le dernier chapitre. Que se passera-t-il ensuite ? Qu'arrive-t-il à la s½ur d'Alice ? Qu'a fait le père de Matthieu ? Quel est le rôle de Trystan dans tout ça ?

Pour terminer, après un examen d'usage et quelques tests, les médecins peuvent conclure que ce patient s'en sort pas mal du tout, malgré quelques symptômes légers qui pourraient facilement être soignés. Les résultats sont très positifs.

Critique réalisée sur 18 chapitres.

Tags : T. - (le) Temps d'un instant. - Endocrinologie. - Malade. - Diagnostic rendu. - Alice. - Tear. - À vos fictions prêts partez.

NE ME LAISSE PAS DORMIR de SUNRISE. 02/08/2014

NE ME LAISSE PAS DORMIR de SUNRISE.

NE ME LAISSE PAS DORMIR de SUNRISE.

 
NOM DU PATIENT : SUNRISE
NUMERO DE CHAMBRE : 025
ETAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : GUÉRI

NE ME LAISSE PAS DORMIR de SUNRISE.


« Cette histoire, c'est la vôtre. Chaque personnage vous ressemble, chaque protagoniste peut être vu comme un frère, une s½ur, comme un ami qu'on aurait vu plonger dans une spirale infernale. N'avez-vous jamais ressenti ce sentiment en lisant une histoire ? Que toute votre vie était retracée à travers ces mots, ces simples phrases parfois écrites à tout hasard par un amateur ? Que ces métaphores vous définissent ? Ce n'est pas l'histoire de Gabriel, de Némésis, de Samuel. Ceci est votre histoire, comme c'est leur histoire. Vous les ferez vivre, vous les ferez souffrir, parfois mourir.
Cette histoire, c'est la vôtre. »

NE ME LAISSE PAS DORMIR de SUNRISE.
NE ME LAISSE PAS DORMIR de SUNRISE.


Avant d'entamer ce diagnostic, l'interne tient à préciser que l'endocrinologie et elle, ce n'est généralement pas une grande histoire d'amour (plus depuis qu'elle s'est plantée à ses partiels d'endoc lorsqu'elle était en deuxième année haha), donc que cette critique sera forcément influencée par cette préférence très subjective.
NMLPD c'est tout d'abord un blog très beau (comme tous les blogs de Sunrise, je crois), avec une décoration à la fois délicate et puissante, je ne saurais pas vraiment expliquer le sentiment que ça crée mais j'ai beaucoup aimé le design. Et je trouve qu'il colle pas mal à l'ambiance de l'histoire. Après, c'est possible que ce soit mon ordi qui bugue parce qu'il a des problèmes de résolution, mais j'ai l'impression que la partie plus claire dans les nuages du fond est décalée sur la droite par rapport aux blocs des articles, non ? En tout cas, tout est très lisible, et même plus que cela, très beau, alors c'est une réussite de ce côté.

La forme maintenant. L'écriture de Sunrise ne connaît quasi pas de fautes sorti de quelques coquilles qui semblent relever plus de l'inattention qu'autre chose (une ou deux répétitions, par exemple). Très fluide, presque une mélodie, elle est très agréable à lire et le texte s'avale tout seul. Bon je dois avouer que j'ai trouvé le ton un poil trop lourd et plombé à certains moments (notamment dans les chapitres du début, ça s'efface par la suite), mais comme je le disais, je ne suis pas une grande fan du mélodrame alors forcément, ça m'a moins accroché (mais si vous ne faites pas une fixette monomaniaque sur l'autodérision et le second degré comme moi, je ne pense pas que ça vous dérangera !).

Bon s'il fallait pointer un défaut je dirais que par moment, une phrase au milieu du texte va tourner à un langage un petit peu plus familier, sans raison, ce qui contraste un peu avec le reste, mais ça reste rare. Attention aussi aux périphrases pour désigner certains mots, c'est pas mal pour créer des effets de style et éviter les répétitions, mais quand c'est la même image qui revient tout le temps, ça peut vite devenir lassant (en fait je parle principalement de « ses deux billes » pour désigner les yeux de quelqu'un, je crois limite que le regard des gens dans NMLPD a été plus désigné par le terme « bille » que par le terme « yeux ». Déjà que je ne trouve pas l'image très élégante à la base...)

L'histoire est un peu longue à démarrer, je trouve la mise en place de la véritable « action » si on peut appeler ça comme ça (ou en tout cas du 'but' de cette histoire) trop lente. Les premiers chapitres sont assez longs et manquent de rythme, d'une part, mais surtout, ils sont basés sur un parti pris auquel je n'adhère pas trop, à savoir celui du « je dis plutôt que je ne montre ». Pour m'expliquer un peu : les premiers chapitres sont une introduction pure et dure des personnages. Mais selon moi, celle-ci fait presque « présentation catalogue ». On nous nomme un personnage et on nous déroule toute son histoire, toute sa personnalité, tout ce qui a fait qu'il est devenu ce qu'il est (j'exagère un peu, mais vous comprenez le principe). On dit qu'il est comme ça parce que ci et parce que ça. On nous donne un peu toutes les clefs pour le comprendre, en quelques sortes. Et ça va peut-être paraître bizarre, mais je n'aime pas avoir toutes les clefs en mains quand je lis, en tout cas pas dès le tout début. J'aime qu'on me montre plus qu'on ne me dise, j'aime pouvoir découvrir un personnage par moi-même et le comprendre au fur et à mesure de ses actions et de ses paroles, comme si je rencontrais et découvrais une véritable personne, en fait. Si l'auteur me dit « il est malheureux » (exemple con, hein, je dis pas qu'il s'agit de ça dans NMLPD), ok, je vais le croire sur parole, mais ça va s'arrêter là. Alors que si l'auteur nous fait ressentir qu'il est malheureux, même s'il ne l'écrit jamais en toute lettre, tout de suite, on en sera beaucoup plus convaincu. Je suis quelqu'un qui aime beaucoup la subtilité, les non-dits et les sous-entendus en écriture, alors cette histoire (enfin surtout ses premiers chapitres, c'est là où c'est le plus appuyé, après ça s'efface) n'est pas mauvaise du tout, bien au contraire, mais disons que ce n'est pas ma façon préférée d'appréhender l'écriture.

Après l'autre petite chose que j'aurais à reprocher à cette histoire, c'est qu'elle manque un brin de structure. Les chapitres partent un peu dans tous les sens, je trouve qu'on navigue pas mal d'une idée à l'autre en un temps très restreint et que ça rend parfois le tout un peu confus. Ceci a plusieurs conséquences : déjà niveau chronologie, on ne sait pas toujours comment se situer. On a parfois l'impression que des choses que l'on sait déjà depuis quelques chapitres nous sont à nouveau présentées comme si on en parlait pour la première fois dans un chapitre suivant. Ça fait aussi qu'il y a des contradictions entre certains évènements, ou plutôt qu'on ne sait pas s'il s'agit de réelles incohérences ou si c'est simplement que ce n'est pas assez clair et qu'on a mal compris. (Et puis à côté de ça, on a aussi des détails plus triviaux, du genre les prénoms qui changent : le père qui s'appelle un coup Robert et un coup Richard, ou Louane qui se transforme en Louise). (Et je vais faire ma grosse chieuse mais un psychologue n'est pas médecin et n'a pas fait d'études de médecine, et inversement, un médecin n'est pas psychologue. En tout cas pas en France, mais ça m'étonnerait que ça fonctionne différemment aux US – si oui au temps pour moi. Désolée, je sais que je pinaille sur du détail mais comme c'est un détail qui revient très souvent, je me devais de le relever).
L'autre conséquence, c'est que ça instaure une certaine distance entre les personnages et le lecteur. Du fait de cette confusion, on a du mal à les cerner, et subséquemment du mal à s'y attacher. J'ai senti tout le potentiel et le travail derrière chaque personnage, ça oui, mais j'ai eu l'impression qu'ils n'étaient pas développés au maximum de leurs capacités, ou plutôt qu'ils étaient creusés, mais pas de la bonne façon. Qu'on aurait pu tirer bien plus de leurs relations respectives (alors qu'on en tire déjà pas mal ! mais c'est ce que je disais, y a du potentiel, quand on tiens un filon faut pas le gâcher !). Pour moi tout se passe un peu trop vite... La relation entre Gabriel et Samuel, puis entre Némésis et Samuel... ça va trop vite. Peut-être que ça vient de cette confusion dans la chronologie, mais on a l'impression qu'ils passent du stade d'inconnus à celui d'amis sans véritable transition. Ou qu'ils tombent amoureux alors qu'ils ne se sont vus en tout et pour tout deux fois dans leur vie. (oui oui je veux bien croire à l'attirance et au coup de foudre et tout ça, mais dans la façon dont c'est présenté et dont ils en parlent, on dirait qu'on est devant le genre d'amour profond où on connait l'autre sur le bout des doigts... bref ça m'a paru un poil exagéré et irréaliste, comme développement).
Et puis je regrette un peu que l'histoire se soit petit à petit centrée à ce point sur Némésis : on se concentre quand même pas mal sur Gabriel/Némésis, puis sur Samuel/Némésis, alors que je trouve tous les personnages du trio intéressants, j'aurais aimé qu'on ne néglige pas non plus Gabriel/Samuel qui avait pourtant une bonne place au tout début de l'histoire, ni Gabriel tout seul, ni Sam tout seul. Ils méritent tous d'être exploités à fond, même si Némésis prend peut-être plus de place que les deux autres 

Conclusion :
Bref tout ça pour dire qu'il y a ces quelques petits trucs à corriger – c'était une bonne lecture : ça pourrait être plus –, mais que NMLPD a de la ressource. Ça reste un drame, hein, et peut-être pas le plus original dans sa trame ni dans son intrigue (ni même dans son écriture), mais d'une part, ça ne tombe pas dans l'excès de pathos (en tout cas pas comme je l'avais craint), ce qui est toujours agréable, et d'autre part, il y a les personnages. Je suis prête à tout accepter d'une histoire tant qu'elle a des personnages qui tiennent la route et qui sont gérés à la hauteur de leur exception. Or, si le développement de ceux de NMLPD aurait pu être un peu plus poussé, ils ont tout le potentiel qu'il faut pour ravir notre intérêt.
(et puis félicitations, entre Sam le psy, Gaby, et Lance, les noms m'ont ultra confusionnée xD).

Critique réalisée sur l'entièreté de la fiction.


NE ME LAISSE PAS DORMIR de SUNRISE.

Tags : N. - Ne me laisse pas dormir. - Endocrinologie. - Guéri. - Diagnostic rendu. - Anda. - Tear. - Blue. - Tachycardie. - Secret Santa. - À vos fictions prêts partez.

UN CRIME À BUCKINGHAM PALACE de SHERLOCKOLOGY. 11/08/2014

UN CRIME À BUCKINGHAM PALACE de SHERLOCKOLOGY.

UN CRIME À BUCKINGHAM PALACE de SHERLOCKOLOGY.



NOM DU PATIENT : SHERLOCKOLOGY
NUMÉRO DE CHAMBRE : 013
ÉTAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : GUÉRI

UN CRIME À BUCKINGHAM PALACE de SHERLOCKOLOGY.

« Londres 1891

Une personne importante est retrouvée morte à Buckingham Palace. Des questions vont se poser suite à cette étrange affaire qui sort de l'ordinaire. Sherlock Holmes va bien sûr être appelé pour mener l'enquête mais à quel prix ? Le moindre petit témoin ou indice disparaît aussitôt découvert et de plus, le meurtre au Palais Royal semble être un minuscule fil provenant d'une gigantesque toile d'araignée...

Les morts inexpliquées se succèdent, l'ennemi semble frapper de partout et le pire c'est que Sherlock Holmes se sent manipulé... Un comble pour lui !

John Watson, fidèle au poste, sera lui aussi mis à rude épreuve. Le docteur va apprendre à ses dépens que le méchant de l'histoire n'est pas celui qu'on croit... »

UN CRIME À BUCKINGHAM PALACE de SHERLOCKOLOGY.

UN CRIME À BUCKINGHAM PALACE de SHERLOCKOLOGY.

Le cas clinique de ce jour est une fanfiction Sherlock Holmes, un personnage que j'apprécie beaucoup dans ses multiples facettes, mais dont j'avoue n'avoir lu que deux livres (Une Etude en Rouge et Le Chien des Baskerville pour ne pas les citer). J'avoue donc ne pas être des plus calée sur l'histoire originelle telle que l'a contée Conan Doyle, et peut-être un peu trop influencée par d'autres réinterprétations (notamment le Sherlock de la BBC et M.Delhumeau dans 66 Exeter Streetécrit par Sandra), je m'excuse donc d'avance auprès des connaisseurs si je dis de grosses bourdes.
 
Le blog a un bel habillage, avec des tons très sympathiques, bien accordés et qui je trouve correspondent bien à l'histoire. Les images tirées du film de Guy Ritchie apportent un plus et nous annoncent d'entrée où l'on met les pieds. Niveau organisation, je trouve que l'on est un peu trop assailli d'informations dès la première page du blog, et que l'on peine donc à démêler ce qui nous est vraiment utile de tout le reste dans les plusieurs articles de présentation. D'autant que ce blog contient plusieurs One-Shot et romans courts, et qu'il est donc parfois difficile de retrouver ce qui vous intéresse. (bon c'est aussi ma faute, je n'ai vu qu'après qu'il y avait un sommaire en première page indiquant tout cela, mais peut-être faudrait-il penser à re-hiérarchiser les infos pour qu'il soit plus facile de les trouver).
Autrement c'est un très beau blog, harmonieux et la lecture en est agréable. (Peut-être aérer un peu plus le texte avec des sauts de ligne et agrandir un chouille la police d'écriture, personnellement ça ne m'a pas dérangée mais je sais que certains lecteurs ici ont des yeux plus sensibles).
 
L'écriture est pleine de potentiel et surtout, elle ne cesse jamais de s'améliorer. En commençant Un Crime à Buckingham Palace, j'ai trouvé le style pas mauvais, sans être transcendant, contenant des choses intéressantes mais encore un peu vert. Un manque d'expérience qui se traduisait par le fait que l'écriture ne possédait pas réellement de « patte » personnelle, un petit quelque chose qui en ferait toute la saveur et le ferait passer de « agréable à lire » à « marquant ». Certains passages étaient par moment encore un peu maladroits, bref, on sentait que l'auteur se cherchait encore un peu et que le style avait besoin de maturer, tout en contenant de très bons éléments. Cette impression s'efface de plus en plus alors qu'on progresse dans l'histoire, et même si on a toujours besoin d'encore progresser, je le trouve bien meilleur à la fin qu'au début du roman, les maladresses disparaissent peu à peu et l'écriture prend plus de corps. En tout cas, que l'auteur continue dans cette direction parce qu'il est en bonne voie !
 
Parmi ces défauts qui deviennent de moins en moins présents au fur et à mesure du texte, je pense notamment au développement des personnages. Au départ, je trouvais qu'ils manquaient un peu de subtilité et de fond. Certains dialogues sonnaient plus naïfs que d'autres, moins naturels, et les personnages étaient moins creusés, laissaient l'impression qu'ils étaient juste effleurés, et que seuls certains traits plus évidents ressortaient, alors que les complexités de leur personnalité n'étaient pas mentionnés. Moi qui aime que tout ne me soit pas présenté sur un plateau d'argent, que l'on puisse deviner, percevoir, que le personnage s'impose à nous plutôt qu'il nous soit imposé, je trouvais qu'on nous mâchait un peu le travail. Quelques « incohérences » aussi (ou plutôt exagérations), notamment Sherlock Holmes qui passe son temps à avoir l'air agité, bouleversé, lui qui est d'ordinaire plein de « flegme et de sang-froid » comme le dit le texte lui-même, sauf que ce flegme, on le voit quand même très peu...
Je suis heureuse de pouvoir dire que ce point s'efface avec la progression de l'histoire et qu'à la fin, les personnages sont bien plus convaincants, cohérents et attachants qu'au début ! (Les petites rivalités puériles entre Sherlock et Mycroft m'ont d'ailleurs bien fait rire, et le Dr Watson est touchant de bonne volonté. Je le trouve d'ailleurs assez fidèle au Watson de Conan Doyle si je peux faire confiance à ma pauvre mémoire).
Attention par contre à la profusion de personnages secondaires, surtout pour les gens qui ont du mal avec les noms des protagonistes (coucou). J'ai notamment eu du mal à replacer Jim Madrigan et impossible de me rappeler qui est Johnson, peut-être que rajouter une petite phrase dans le texte pour rafraichir la mémoire du lecteur (du genre « c'était [Machin], le policier que l'on avait vu monter la garde devant le palais ! Oh mon dieu, le petit scélérat ! ») pourrait être pas mal.


Autre petit point que j'aurais aimé relever : je trouve qu'il manque un peu de description et de précision sur le contexte / les décors qui font qu'on a du mal à se représenter les lieux ou les scènes, et qu'on se demande par conséquent parfois un peu ce que les personnages fabriquent. (ou impression d'incohérence, comme on n'est pas vraiment sûr de où se trouvent les personnages, on dirait parfois qu'ils se téléportent / sont présents pile poil au bon moment alors qu'ils n'avaient pas forcément de raison d'être là / etc.)
 
Typiquement, quand Holmes arrive déguisé comme Loyd, on ne sait pas trop à quoi ressemble Loyd (une description a peut-être été faite la toute première fois qu'on le rencontre mais personnellement je n'en avais pas retenu grand chose, à part ses yeux verts, pas d'élément vraiment frappant qui ressorte), on ne sait pas non plus à quoi ressemble le déguisement de Holmes du coup on se demande comment Watson et Mycroft ont pu se faire avoir.
 
Bon de là à bourrer le texte de descriptions qui n'en finissent plus ou de longs passages de narration chiants, il y a un monde, hein ? Il ne faut pas perdre le dynamisme très plaisant de l'écriture, mais il faudrait arriver à trouver un juste milieu. Cet élément (comme le reste) s'efface néanmoins par la suite, peut-être parce que l'écriture prend une touche plus personnelle et qu'elle compense du coup ce « manque » de description en instaurant une véritable atmosphère. En tout cas, à la fin, ça m'a moins manqué.
 
 
 
Pour ce qui est de la structure, il y a quelques passages un peu bizarres. Du genre SPOILER quand ils arrêtent Loyd, ils découvrent qu'il n'est pas responsable des lettres de menaces les plus graves et qu'il y a sûrement bien plus à cette affaire, mais lorsqu'ils reprennent leur discussion, on dirait qu'ils partent du postulat que l'affaire est réglée, sauf Holmes, qui trouve que quelque chose cloche chez Loyd ? alors qu'il avait déjà émis cette même hypothèse validée par Watson et (je crois) Mycroft juste avant ?
 
Idem dans le chapitre 1, Holmes répète assez souvent « il s'est suicidé »... et pourtant, à chaque fois qu'il fait l'annonce, on dirait que les personnages l'accueillent comme si c'était la première fois que l'hypothèse était faite. Je pense que ces dialogues pourraient être écourtés au profit d'autre dialogues – les déductions de Holmes par exemple, ou comment il est arrivé à cette conclusion, plutôt que de la répéter en boucle.
 
La réaction de Lestrade après SPOILER l'incendie chez MacNiels me semble un peu trop débordante de bêtise et pas forcément justifiée, de ce que l'on a vu du personnage. Il est un peu trop prompt à clore l'affaire alors qu'il est d'ordinaire, sans être un génie, plus lucide que ça.
 
Et, cela rejoint ce que je disais sur le fait qu'on ne se représente pas très bien les lieux où se trouvent les personnages, mais comment se fait-il que Jimmy Madrigan ait été juste en bas de l'appartement de Baker Street, prêt à monter sur demande de Lestrade ? Pareil, Lestrade mentionne pouvoir siffler tous ces autres sergents, est-ce qu'il s'est ramené chez Holmes avec tout Scotland Yard ? Peut-être que quelque chose m'a échappé dans ce passage, mais c'est pourquoi il faudrait peut-être un peu plus de précisions de décors.
 
Bref deux trois cafouillis du genre, pas très graves et pas très nombreux, mais qui brisent la continuité de l'intrigue. Cependant, ces « incohérences » minimes deviennent de moins en moins nombreuses au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire.
 
 
 
Je tiens en tout cas à dire que l'intrigue est très dynamique sans l'être trop, de bonnes idées, pas mal de rebondissements. On n'a pas le temps de s'ennuyer, on a l'impression que la clef du mystère nous attend déjà alors qu'on n'en est qu'au 3e chapitre, et on se fait bien avoir lorsque l'histoire repart de plus belle. On se prend au jeu, on a envie de savoir la suite. Du bon ! Peut-être un peu trop de simplicité dans les résolutions d'affaire, sans aller jusqu'à les avoir devinées à l'avance, elles ne m'ont pas surprises ou en tout cas ne m'ont pas fait dire « OMG WTF » comme c'est généralement le cas lorsque je lis un roman policier. (coucou Madame Christie) (je suis le plus gros mouton qui existe sur cette Terre, je suis incapable de me rendre compte qu'un auteur me mène sur une fausse piste par le bout du nez).
 
De bon éléments et notamment une intrigue qui nous prouve à répétition que ce que l'ont aurait pu prendre pour des incohérences n'en sont pas. (les choses qui se passent trop vite ou trop « facilement » notamment...). C'est agréable que l'auteur ne soit pas tombé dans la facilité, on sent qu'il n'a pas relâché un instant son désir de nous surprendre et de nous offrir quelque chose d'intéressant. Les indices sont dissimulés avec soin, j'ai beaucoup apprécié ça. On sent un peu venir la révélation sur le cerveau de l'affaire, parce qu'après tout c'est un Sherlock Holmes, mais celle-ci reste néanmoins bien amenée. Petit minuscule bémol : la révélation sur le Club Diogène me paraît un peu précipitée et maladroite même si tout le monde s'en doutait depuis un bail (sauf cette bonne poire de Watson).
 
 
 
Synthèse d'hospitalisation:
 
En bref, peut-être pas le meilleur ou le plus surprenant des récits d'enquête, mais beaucoup de potentiel. Très plaisant à lire, un respect du genre et une connaissance de l'½uvre originale vraiment très poussés (il me semble, en tout cas), le ton est très adaptés, il y a pas mal de passages amusants et les personnages sont construits sur une très bonne base. Le style est encore en train de maturer mais très intéressants, plein de bons éléments, je salue les efforts de l'auteur et l'encourage à les poursuivre. D'autant que les quelques maladresses présentent au début ont tendance à s'effacer au fur et à mesure que l'histoire avance, et que l'auteur maîtrise mieux son récit. A lire, cette fanfiction vous tiendra en haleine !

Critique réalisée sur l'entièreté de la fiction.

UN CRIME À BUCKINGHAM PALACE de SHERLOCKOLOGY.

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