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PARCE QUE JE M'APPELLE PERSONNE de MIA. 22/10/2014

PARCE QUE JE M'APPELLE PERSONNE de MIA.

PARCE QUE JE M'APPELLE PERSONNE de MIA.



NOM DU PATIENT : MIA
NUMÉRO DE CHAMBRE : 008
ÉTAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : MALADE

PARCE QUE JE M'APPELLE PERSONNE de MIA.

C'est l'histoire d'une jeune ninja. Une jeune ninja de quatorze ans. Seulement quatorze ans. C'est la Troisième Grande Guerre des Ninjas et les soldats tombent comme des mouches. Les alliances ne comptent plus, chacun pour sa croix et que le voisin meurt ; dans d'atroces souffrances, si possible. Kyûbi est devenu l'enjeu principal de la guerre, et qui de mieux placé que sa meilleure amie pour le trouver ?
Alors cette jeune ninja, ils l'ont enlevée. Ils l'ont torturée aussi. Pendant deux ans. Et puis un jour, c'est la fin de la guerre et elle s'enfuit. Et Konoha la retrouve. La récupère. La répare. Comme un jouet cassé, mais avec cette certitude que ce jouet ne remarche jamais vraiment comme avant.
Sakura Haruno ? Cassée. Brisée. Minutieusement réduite en lambeaux sanguinolents. Dites-lui adieu parce qu'il y a deux ans, c'est vous qui avez sonné son glas.

"Oui, je suis laide. Mais c'est au village que j'ai sacrifié ma beauté."


PARCE QUE JE M'APPELLE PERSONNE de MIA.

PARCE QUE JE M'APPELLE PERSONNE de MIA.

                 L'habillage/ La mise en page :
                 En fond, un très joli montage mettant en scène deux aspects de Sakura : à gauche, douce et fragile, à droite, bestiale et haineuse. Dans tous les cas, un personnage qui semble avoir gravement souffert (c'est le cas !).  Fond d'article en semi-transparence, écriture noire avec la majuscule de début de paragraphe en gras. C'est justifié et le must du must : les alinéas ! Sinon au niveau de l'organisation, ça va, peut-être que l'article résumé pourrait être inséré dans le tout premier de présentation. Bref, c'est franchement réussi. Petit bémol néanmoins : la plupart des images d'articles semblent superflues, parfois les teintes ne s'accordent même pas avec le reste, en tout cas, en plus du fond qui est déjà bien rempli, le tout donne une impression de « surcharge ».
 
 
                 L'écriture/ L'histoire :  
                 Le résumé : la première partie est bien écrite, les phrases courtes donnent un bon rythme. Dans la deuxième partie, ça va moins bien, le tout est beaucoup trop oral (le « Alors », « et puis », la redondance du « et »  y jouent). Pas de soucis avec les trois dernières phrases.  Mais globalement, c'est un bon résumé en ce qu'il remplit correctement son rôle : on a le contexte, on a le protagoniste.
                  ATTENTION AUX REPETITIONS ! Chapitre 1 : premier paragraphe, quatre fois le mot « sang ». Ensuite, tout le long de l'histoire, le mot « rictus » qui revient tout le temps (« rictus de dégoût, rictus de douleur, rictus crispé, rictus de rage » etc...), ainsi que l'expression « arqua le dos » et le nom « aura », le verbe « teinter », le mot « alors » et « rauque ». Egalement les variantes avec le corps : « son corps meurtri », « son corps mutilé », « son corps déchiré », etc... A chaque fois que Sakura a mal, est rajouté « à son corps machin ». C'est lassant à la longue, on a bien compris l'état de celui-ci, pas besoin d'écumer tous les synonymes. Il y a aussi l'utilisation de la comparaison qui est trop fréquente, passer à la métaphore de temps en temps ne ferait pas de mal.
 
                 Type de fautes de conjugaison qui reviennent souvent :  « Incapable de faire le moindre geste qui lui demande plus qu'un frémissement » -> « demanderait » ; « La guérison sera longue » -> « serait » ; « Mais se dire que ce sont les même ninjas que nous et qu'ils ne font rien d'autre que suivre les ordres, cela changeait la donne. »  ->  « que c'était les mêmes ninjas que soi et qu'ils ne faisaient rien d'autre que suivre les ordres » Cette dernière phrase illustre également un des problèmes d'écriture de cette fiction : l'ensemble de l'écriture montre un style qui se veut assez sophistiqué et d'un coup, on tombe sur une phrase de ce type- c'est-à-dire très orale (dans cet exemple, le « nous » qu'on a remplacé par « soi »). C'est dommage parce que d'une manière générale, l'auteure a une bonne plume, c'est agréable de lire mais on bute sur ces petites phrases orales.
 
                 Type de fautes d'orthographe : « avait apprit » -> appris (pour les participes passé, remplacer par le féminin pour déterminer la terminaison) ; « Quand à » -> Quant à ; « tendit que » -> tandis que
                  Chapitre 2 : Il est dit que Naruto résume à Sakura tout ce qu'il s'est passé depuis sa disparition. On aurait préféré que ce résumé soit écrit sous la forme parlée, avec les mots de Naruto pour son amie. Ce serait une manière de supprimer l'impression de lire un récapitulatif sur internet...
                  Chapitre 3 : « Elle s'est lacéréE le visage et sera très probablement défigurée à vie, dit l'infirmière, la mort dans l'âme. »   Mmh... pas très professionnelle cette infirmière. Par ex, « d'un air grave » serait plus approprié.  
                  Chapitre 7 : « Le matin était jeune sur Konoha »  qu'est-ce que ça veut dire ?
 
                 Parlons maintenant de l'histoire. Pour tout avouer, le démarrage se fait longuet. Pendant les cinq premiers chapitres, l'auteure ne nous parle que de la même chose : le corps ravagé de Sakura et sa douleur (physique/ psychologique). Des petites parenthèses pendant lesquelles on apprend les sentiments de ses amis* et la situation. Au chapitre cinq, les bandages de Sakura sont enlevés, on découvre enfin la totalité des dégâts. Ce chapitre est quasi insoutenable, c'est très glauque et le dégoût de Sakura quant à son propre corps est déchirant. Et d'ailleurs, le titre de la fiction n'a pas cessé de nous revenir à l'esprit quand on lisait. La souffrance de Sakura face à sa perte d'identité est déchirante. Bref, on aime beaucoup ce chapitre et les autres aussi- le tracé psychologique du personnage est vraiment bien mené, sur l'ensemble de ce qui a été pour l'instant publié, et l'auteure parvient à nous plonger dans cette ambiance très lourde que requiert après tout le sujet de l'histoire (« et après la torture, qu'est-ce qu'on devient ? »). Ce qu'on conseillera donc à l'auteure c'est de reprendre tout ce qu'elle a écrit durant les quatre premiers chapitres pour les concentrer en un seul (voire deux maxi). Puis d'enchaîner avec le cinquième (qui sera donc devenu, chap 2- voire 3).
 
                 * D'ailleurs, on a noté un petit problème de point de vue : il semble que le pdv adopté soit celui de Sakura, et soudainement, on nous donne les pensées de Naruto et de Neiji. Il faudrait éclaircir- d'abord, est-ce vraiment nécessaire de nous donner les pdv de ces deux-là ? si oui, alors plutôt que le pdv interne, adopter dès le début de l'histoire l'externe ou alors, faire en sorte que le changement ne soit pas aussi brutal.
 
                  Pour conclure, après une longue hésitation on a décidé d'accorder à cette fiction la mention Normal parce que malgré ces différents problèmes au niveau de l'écriture, l'ensemble reste cohérent (cohérence aussi avec le manga d'origine) et a su réellement nous toucher et attiser suffisamment notre curiosité pour qu'on ait l'envie de revenir lire la suite quand elle sera publiée. Pour améliorer cette qualité déjà présente, il suffit d'une bonne relecture, d'un peu de contrôle de soi (pour supprimer cette tendance à virer dans l'oralité) et d'une meilleure gestion du rythme de l'histoire. 

Critique réalisée sur 8 chapitres.

PARCE QUE JE M'APPELLE PERSONNE de MIA.

Tags : P. - Parce que je m'appelle personne. - Endocrinologie. - Malade. - Diagnostic rendu. - Héloïse. - ECG normal.

KARMA de ALEA-LOU 01/01/2015

KARMA de ALEA-LOU

KARMA de ALEA-LOU



NOM DU PATIENT : ALEA-LOU
NUMÉRO DE CHAMBRE : 029
ÉTAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : MALADE

KARMA de ALEA-LOU

« Je m'appelle Anja Kiersten, je vais avoir 17 ans le 11 novembre. Je n'ai pas eu ce qu'on peut appeler une chouette enfance, on ne peut pas dire non plus que je mène une chouette vie... J'ai enduré beaucoup d'épreuves, j'ai découvert un monde parallèle, je côtoie les gens les plus insupportable et je suis amoureuse du pire salopard de la planète.
Ma vie est un enfer, et je la partage... »

KARMA de ALEA-LOU

KARMA de ALEA-LOU

                  Habillage/ Mise en page : 
                  Bon, il n'y a pas grand-chose à dire sur l'apparence de ce blog. Rien de vraiment travaillé. Exemple : la 'couverture' est tout simplement l'image de fond sur laquelle l'auteure s'est contentée d'y ajouter le titre. Ce fond d'ailleurs, la seule chose à laquelle il pourrait me faire penser : les murs tapissés des couloirs sinistres du manoir (sinistre) (rempli de gens sinistres) (à part Dimitri, notre joyeux luron). En un sens, je l'accorde, c'est très efficace- après tout, l'histoire va se passer dans un manoir sinistre...
                  Côté organisation, un sommaire serait le bienvenu. Un article obligé pour toute fiction sur le net qui se respecte. Surtout quand on a choisi de faire un article par page... et qu'à la fin, ça nous donne trente pages.
                  Côté mise en page, ma foi, on a le minimum vital : police lisible et texte justifié. Mais pas d'alinéas, la plupart des paragraphes sont arrangés un peu au pif, pas de tirets cadratins (ok, c'est vraiment la crème de la crème ces tirets, donc je ne ferai pas de scandale...).  
 
                  L'écriture :     
-       Une relecture 'acérée' s'impose d'urgence, il y a certaines fautes très récurrentes de temps qu'il faut absolument corriger : ex, Chapitre 1, « D'ailleurs elle se demanda pourquoi Dimitri avait dit « jardin » alors que c'est [c'était] presque un parc ! » ; Chapitre 2 : Elle avait remarqué son physique plutôt attirant, mais ça ne lui permettait pas tout ce qu'il veut[voulait]».  
 
-       Les descriptions physiques des personnages manquent d'originalité : 'le jeune homme était grand, avait des yeux verts et des cheveux bruns'. C'est pratiquement que de ce genre. Il faudrait développer. Des yeux verts, il en existe de toutes sortes.
 
-        La gestion du point de vue est également bancale : Celui-ci semble être interne à Anja. Mais une fois toutes les 46, comme un cheveu sur la soupe, on entre dans la tête d'autres personnages (parfois même sur seulement une toute petite phrase !). Le chapitre 4 est très maladroit : juste pour comprendre que Raven se drogue, l'auteure nous met dans son pdv. Et pouf on revient à celui d'Anja. IL FAUT CHOISIR ET S'Y TENIR. (pour plus d'infos sur les pdv, consulter l'article « Focalisation » sur l'annexe du répertoire. (oui je me fais de la pub.) (mais vraiment j'insiste, il faut absolument clarifier ! Le point de vue se choisit avant de se lancer dans le récit. C'est en grande partie ce qui va le structurer. Ce n'est pas, 'bon là on sera dans le pdv de bidule parce qu'il faut que je parle de ça... ah et puis tiens maintenant, je vais me mettre dans celui de machin parce qu'il faut que je parle de ci...' etc etc...) Surtout que le résumé l'annonce : écrit à la première personne du singulier, sous le pdv d'Anja, plus la petite phrase « Ma vie est un enfer, et je la partage ».
            Mais bref, autrement, dans l'ensemble, on sent l'effort, la volonté de retranscrire la façon d'être d'Anja- blasée, professionnelle, et parfois, 'passionnée'. Mais, il faut avouer que le style est encore assez maladroit, « superficiel » (ex de la description des yeux verts)... Par moments, j'ai aussi été très gênée par l'aspect « résumé » des paragraphes ; j'y reviens en détails dans la partie suivante (parce qu'à mon sens, c'est lié à l'approfondissement de l'histoire). En fait, en comparaison, l'écriture des dialogues paraît mieux maîtrisée, plus naturelle.
           
                       
 
                  L'histoire :  
 
                  Dans le fond (comprenez « dans l'idée ») Karma, c'est super intéressant. Prenant, palpitant, émouvant... C'est vrai. Après tout, on suit principalement l'histoire sur plusieurs années d'une jeune fille mineure (carrément, au début, elle a à peine quatorze ans la ptite) à la vie bien déprimante et trépidante. Orpheline, lâchement abandonnée par son parrain, aussi tuteur, bref le seul adulte qui s'occupait d'elle quoi, qui s'est volatilisé au fin fond du monde. Et elle se retrouve toute seule. Obligée de faire du ménage dans un manoir pour survivre.  Une vie bien difficile pour une pauvre gamine de quatorze piges... Quoique ! la ptite est dotée d'une force mentale, d'une capacité d'adaptation, d'apprentissage et d'une endurance tout bonnement hallucinante. Dès le premier chapitre, l'auteure nous fait comprendre qu'Anja n'est pas du genre à se laisser intimider. Et au fur et à mesure de l'histoire, on se rend compte (en même temps que les personnages secondaires, 'proches' d'Anja) qu'en vrai, elle n'est pas (si) inébranlable (que ça). Sa froideur, son antipathie ne sont que des masques, pour mentir et puis, pour se protéger surtout. D'ailleurs, la curiosité qui la caractérise également, une curiosité qui bien des fois la mettra en danger, soutient le fait qu'elle n'est pas un robot froid et insensible. Parce que quand elle s'interroge, et elle le fait sur beaucoup de choses, beaucoup de 'détails', on sent toute la passion derrière qui l'anime. Le besoin de savoir, de comprendre et parfois, d'agir. De plus, ce trait-là de caractère, c'est peut-être un cliché mais personnellement, ceux que je trouve les plus curieux, (et les plus impulsifs, têtes de mules, fougueux et cie...) ce sont bien les enfants/ les adolescents. Du coup, ça a permis de me rappeler qu'Anja, effectivement, n'a que quatorze ans.
                  Et j'insiste sur ce point.  Là, je vais rentrer dans ce qui à mon humble avis ne va pas du tout...
                  En effet, bien que l'idée soit « super intéressante », le fait est qu'on survole beaucoup dans Karma. Référence à l'aspect résumé évoqué dans la première partie.
                  On l'a dit, Anja a quatorze ans. Et apparemment, elle est parvenue à être reconnue légalement « émancipée ». Je sais que l'auteure a choisi de ne pas préciser où se passait précisément l'histoire... Mais d'après certains détails, comme le système scolaire, ou les noms de certains personnages (Pierre, Marie, Alexandre, Richanne, etc...), j'ai eu l'impression que ça se passait en France. Donc, en partant de ce présupposé là, tout ce que je sais, c'est qu'en France du moins, l'émancipation n'est légalement accordée qu'à partir de minimum seize ans (en plus du fait qu'il faille l'autorisation d'au moins un des deux parents ou du tuteur légal et la preuve que l'enfant est capable de s'assurer financièrement, et j'crois que y peut y avoir une histoire de mariage aussi... enfin bon, il existe pleins de conditions quoi.). Mais bref, j'ai la furieuse impression qu'il est impossible qu'Anja ait pu obtenir légalement l'émancipation, si elle n'a réellement que quatorze ans.
            Si vraiment oui- et ma foi pourquoi pas, je ne suis franchement pas une experte en droit- il faudrait « mieux » en parler, pas seulement en trois lignes bien vagues dans un dialogue... Et même, après courte réflexion, ça me semblerait toujours aussi improbable, voire scandaleux d'un point de vue moral... parce qu'il est clairement spécifié qu'Anja est complètement fauchée (et c'est pour ça d'ailleurs qu'elle se retrouve obligée de travailler... à quatorze ans...) Franchement, à moins d'être vraiment vendu, jamais un-e juge des tutelles n'aurait accepté qu'Anja soit émancipée alors qu'en l'état actuel, elle n'a que 14 ans ET elle est fauchée. J'pense plutôt qu'effectivement, on l'aurait mise à la DDASS, au moins jusqu'à ses seize ans- date à laquelle elle aurait très bien pu refaire une demande d'émancipation.
            DONC, à ce niveau-là, je suis très sceptique (et ouverte à une explication, bien sûr.).
            Et de nouveau sur la même lancée, autre chose : du chapitre huit au chapitre neuf, apparemment, il s'est écoulé un an. Un an pendant lequel Anja, plutôt que de travailler, est allée à l'école. Il faut largement développer ceci (ne pas se contenter de quelques lignes). Premièrement, ce serait intéressant de nous décrire un peu sa vie à l'école, avec ses camarades, ses professeurs etc... (avant le chapitre 24.... Où même là, on n'a le droit qu'a un petit chouïa) Ne serait-ce qu'un seul jour, mais « passé au crible ».  De même pour sa vie au quotidien. Et pareil, « ne serait-ce qu'un seul jour » pendant lequel par exemple, on la verrait devant ses factures ! Ce n'est pas à négliger.
            Et puis, deuxièmement, encore une fois, attention à la crédibilité ! Anja ne travaille que l'été- plusieurs questions que je me pose : combien gagne-t-elle ? Au moins, ce salaire lui permet-elle de s'assurer toute une année ? Bénéficie-t-elle d'aides du gouvernement ? etc etc...
            Ceci illustre parfaitement le gros souci d'approfondissement : l'auteure s'est uniquement focalisée sur les moments où Anja est au manoir (ou à la ferme)- et surtout quand elle est avec Dimitri et/ou Raven (et Sirius, bien sûr). Tout le reste est passé à la trappe. Ainsi, c'est très regrettable mais il m'est impossible de me faire une image nette (en tout cas, pas aussi superficielle) du protagoniste.
            Je voudrais maintenant revenir à ce dont j'ai parlé dans la première partie : l'aspect résumé des chapitres. Toujours à propos d'Anja, ex : Chapitre  6 : « Madame Evers avait parlé sur un ton tout à fait neutre qui étonna Anja. Là-dessus elle reposa son attention sur son ordinateur portable et ne fit aucun cas de la présence de la jeune fille. Anja était donc restée une bonne partie de l'après-midi dans la même pièce que cette femme, dans le silence le plus pesant.
                  Après cela, Madame Marie... »
            Anja passe toute une après-midi dans la même pièce que cette harpie qui lui fout les j'tons et qui la révolte... et on a seulement droit qu'à quatre malheureuses petites lignes sur ce moment abominaffreux ? Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres car au fil de ma lecture, honnêtement, j'aurais pu relever pratiquement toute la fiction. Trop souvent, on nous décrit vite fait une situation, et hop on passe à la suivante... jusqu'à (enfin) arriver à la plus importante. Sauf que dans un récit, TOUT est important.
                  De même, il n'y a aucune réelle description du travail d'Anja, surtout et même au début ! Ce qui n'aide pas à faire sentir qu'il peut-être épuisant, fastidieux, etc... Parce que le personnage a beau être une jeune fille robuste et motivée, nettoyer pratiquement tout un manoir est éreintant. Il me semble de plus qu'avant cela, Anja n'a jamais travaillé en tant que femme de ménage... Alors cela aurait été bienvenu de faire en sorte que Marie, sa supérieure, la supervise un peu plus au début, ne serait-ce que pour lui apprendre les très strictes règles d'hygiène en général et plus particulièrement celles du manoir. Et ça n'aide pas surtout à sentir que ce travail est réellement une caractéristique du personnage (c-a-d : une jeune fille de quatorze ans obligée de faire du ménage pour s'en sortir)... Par exemple, je ne sais absolument pas quels produits Anja doit utiliser pour nettoyer un sol. Ça semble exagéré comme attente, n'empêche que des petits détails tels que celui-ci permettent de rendre la chose crédible.
            D'ailleurs, je le sais que l'auteure en est 'capable' : par exemple, pour tout ce qui est du dressage de Sirius, ou des explications informatiques à propos de l'Arche, on est servi ! Et bien servi. Particulièrement aimé assister au domptage du cheval- et la comparaison avec Raven. J'ai senti que l'auteure maîtrisait son sujet. Et c'est exactement ce qu'il va falloir faire avec l'émancipation et la situation si particulière d'Anja : c-a-d une ado qui se retrouve à vivre une vie d'adulte tout en continuant de vivre son âge (= par ex, aller à l'école).
            Sinon, pour revenir à du plus positif, dans l'ensemble, je les aime bien ces trois petits zigottos. J'aime surtout leurs relations. Que ce soit l'amitié entre Dimitri et Anja qui constitue pour elle en fait la première fois qu'elle a un ami ; ou la fraternité entre Dimitri et Raven. Ils sont aux antipodes, chacun souhaitant désespérément protéger l'autre, se faire sentir qu'on n'est pas tout seul, qu'à eux deux (plus Pierre et Marie quand même), ils forment une vraie famille (faut dire que de ce côté, ils n'sont pas gâtés). Enfin voilà quoi, cette relation m'a beaucoup touchée. Le coup de Dimitri persuadé que s'il assiste aux courses de Raven, celui-ci ne mourra pas... Concrètement, ça n'a aucun sens, mais symboliquement, c'est très beau. (et oui, pour les férus de cinoche, 'l'opposition des demi-frères' est une constante du mélodrame !)
            Et enfin, la relation Anja/Raven. Il faut en parler. Et ça me permettra en plus d'évoquer le 'problème Raven'...
            Bon clairement, dès le début hein, on sait que tout ça va finir en mourette. Ce n'est pas dérangeant- le but est de voir comment tout ça va se former. Et ma foi, dans l'ensemble, c'est 'cohérent'. Normal qu'avec chacun un caractère bien trempé, un passif et un actif gros comme des montagnes, normal que ça fritte. Certains passages m'ont beaucoup fait rire (genre çui-là : « - On dirait que t'as un râteau dans le cul, Anja...
- C'est un balai dans le cul, Raven! hurla la jeune fille le souffle court. Un balai dans le cul! Si tu veux m'insulter, fais-le au moins correctement... »). Avec le temps, on a même droit à quelques passages de répit, de douceur, de compréhension mutuelle (passage quand ils jouent de la musique/ quand il la prend dans ses bras juste après qu'elle ait été dans sa capsule, etc...). C'est prenant (encore) de suivre cet apprivoisement réciproque. De voir l'importance de l'un qui grandit dans la vie de l'autre.
            Bref, c'est bien sympa d'assister à l'évolution de cette rencontre. (NB : cette petite phrase piochée dans je ne sais plus quel chapitre me plaît beaucoup : « Mais Anja était comme une vague qui revenait autant de fois qu'elle se faisait happer par le courant. », représente plutôt bien ce que représente Anja pour Raven, une fille incontrôlable, tenace, qui ne le laissera pas tomber).
            TOUTEFOIS, une fois n'est pas coutume- je suis hyper chiante, quelques petites choses m'hérissent sérieusement le poil. Et pour le coup, ça concerne également Dimitri.
            Raven est un gamin littéralement torturé par sa belle-mère depuis tout petit. Là, je n'ai rien à redire sur son traitement 'psychologique', opéré par l'auteure. Rien d'étonnant à ce que Raven, pourtant maintenant jeune adulte, ne parvienne pas à s'échapper de l'étreinte de sa tortionnaire. Rien d'étonnant à ce qu'il ait peur du noir. A ce qu'il soit sujet à des crises d'angoisses. A ce qu'il aille se prostituer, avec des femmes plus âgées en plus- sorte de mère Richanne par procuration, des femmes qu'il peut contrôler sans peur de se faire battre en retour/ et j'y vois aussi la possibilité de se faire 'bien-traiter' par une femme. Plutôt qu'on le frappe, on le caresse.- Et enfin, à ce qu'il se drogue. Et à ce qu'il risque sa vie dans des courses en moto complètement dingues. Tout ça vraiment ne m'étonne pas. Raven est au fond du trou.
            Non ce que j'ai trouvé très choquant en fait c'est le comportement d'Anja et de Dimitri. Commençons par la première. Même en retournant la situation dans tous les sens dans mon esprit, je ne suis toujours pas parvenue à trouver une once de bon sens là-dedans : Anja, pendant des semaines, va descendre voir Raven à la cave et lui donner de l'héroïne. Et puis elle s'en va, à chaque fois, en le laissant dans son trou. Je remercie l'auteure d'avoir bien voulu quand même nous écrire quelques petites lignes à base de 'Anja se sentait mal à l'idée de savoir Raven tout seul dans cet endroit horrible'... (tu m'étonnes, à chaque fois, tu l'as laissé là, tout seul, face à l'énorme risque de crever- tout seul.) Sans ça, définitivement, j'aurais perdu absolument toute mon empathie pour cette nana... Sérieusement, quand on découvre au fond d'une cave sordide son ami dans un état de grave souffrance physique et mentale, franchement, on ne lui donne pas de l'héroïne et surtout, on le sort de là. En tout cas, on ne continue pas ce manège pendant des semaines et des semaines. C'est de l'inconscience folle. Et c'est accentué par le fait que pas une seule fois, on a le droit à un vrai passage où Anja (avec Dimitri ou pas) réfléchit à un plan d'action pour le sortir de là. Pas seulement de le sevrer, mais vraiment de le sortir des griffes de l'affreuse Richanne, de faire éclater la vérité. (surtout qu'apparemment Anja est dotée d'un sens aigu de la justice, dixit études de droit) J'ai été très étonnée (et soulagée) lors du chapitre 20 et quelques : Anja a enfin eu l'idée et le courage d'aller récupérer une des cassettes affreuses dans le bureau de l'autre sorcière. Etonnée parce que ça aurait dû se passer bien avant. Et ça, ça s'applique pour Dimitri. Celui-ci a beau clamer sans cesse que tout ce qu'il veut c'est sauver Raven, le protéger... Pas une seule fois, même après avoir appris toute la vérité, il réfléchit à un plan, il ne tente quelque chose... (Alors, pour lui, ce pourrait être admissible SI l'auteure avait réellement exploité le fait qu'après tout, il est le fils de la tortionnaire. Elle a un contrôle sur lui. Elle le terrorise également. Au-delà de ça, vas-y pour assimiler, accepter complètement que ta propre mère fait subir des tortures horribles à ton demi-frère que toi tu aimes vraiment comme s'il était ton frère.)
            Enfin voilà, y a des points comme ça sur la psychologie des personnages qui méritent d'être sérieusement approfondis.
            (En passant, c'est rigolo parce que normalement, les personnages comme Raven ont tendance à me gonfler. Le beau gosse drogué, torturé, sexy, motard et musicien... et tralalalala, souvent ça manque cruellement de réalisme et on sent le fantasme à plein nez. Mais dans Karma, ce n'est pas (trop) le cas- et c'est très plaisant.)
            Pffiou, pour ce qui est des personnages et du côté réaliste de l'histoire, je vais m'arrêter là. Passons brièvement au côté SF (qui surgit très (trop ?) brusquement et tardivement, au chapitre 14 quand même).
            Depuis toute petite, j'ai toujours adoré regarder mes frangins jouer aux jeux vidéo, particulièrement à ceux d'aventure. J'aimais bien découvrir ces mondes imaginaires et les voir se dérouler sous mes yeux. C'était tout bonnement fascinant. J'ai un peu retrouvé cet état en lisant Karma. Me suis retrouvée aussi un peu comme une gamine : que l'auteure ait décidé de faire comme si la légende d'Atlantide était REELLE, ça fait rêver (Anja le dit en plus, 'l'histoire qu'on nous racontait quand on était gosse'...).
            Et en fait, en y réfléchissant, c'est tout à fait ce qui est assez troublant/ frustrant/ rageant : de façon générale, les passages dans l'Arche sont mieux écrits que les autres. L'auteure prend plus le temps de décrire les situations= on a beaucoup moins de 'paragraphes résumés'. De plus, je l'ai précisé plus haut, l'auteure a l'air de s'y connaître un minimum- et a réussi l'exploit de me faire comprendre quelque chose à ce genre de trucs très obscurs que sont 'réalité virtuelle' et 'informatique'.
            (D'un ordre plus anecdotique peut-être, lorsqu'il est dit qu'Anja est « L'élue », mine de rien, ça m'a presque 'justifié' qu'elle soit si douée dans tout ce qu'elle entreprend...)
            Et pour l'instant, je ne peux pas en dire vraiment plus parce que tout est encore très flou, que l'aventure vient à peine de commencer. (quoique, sans vouloir me la jouer, je crois avoir déjà deviné qui est le monsieur éternel qu'Anja doit retrouver ; ainsi que le fameux Aster, enfin, à peu près...) Mais bref, c'est vrai que la SF n'est pas mon genre de prédilection en lecture, la fantasy non plus... Mais là, j'avoue que le speech a l'air bien ficelé comme il faut et qu'à l'horizon, semble se profiler quelque chose de... prenant.
 
            POUR CONCLURE, Karma est une histoire qui fourmille d'idées toutes plus intéressantes (compliquées et dark à souhait) les unes que les autres... Mais qui manque cruellement d'approfondissement sur certains points cruciaux (pour la plupart, inhérents au protagoniste). L'impression générale que l'auteure n'a pas su faire face justement, à ce flot très conséquent d'informations à traiter. D'où un survol évident. De plus, le style d'écriture de l'auteure n'est pas parvenu à me transporter, m'émouvoir... En tout cas, à me faire viscéralement sentir les choses. Sa maladresse y joue sûrement beaucoup- avec de la relecture et de l'entraînement (de l'expérience), sûrement que le texte gagnera en force.
            Et enfin, j'insiste une dernière fois : dans un récit, TOUT EST IMPORTANT. Alors on arrête de se précipiter aux scènes qu'on a trop envie de raconter et on.prend.son.temps. 
KARMA de ALEA-LOU

Tags : Karma. - K. - Malade. - Endocrinologie. - Diagnostic rendu. - Héloïse. - Bradycardie.

A TOUTES EPREUVES de HEAVYRAIN. 15/02/2015

A TOUTES EPREUVES de HEAVYRAIN.

A TOUTES EPREUVES de HEAVYRAIN.



NOM DU PATIENT : HEAVYRAIN
NUMÉRO DE CHAMBRE : 019
ÉTAGE : ENDOCRINOLOGIE
STATUT : EN RÉMISSION

A TOUTES EPREUVES de HEAVYRAIN.

« _ Et toi, Ambre Wickford ?
_ Je le jure.


Lauren hocha la tête et ferma à nouveau les yeux.

_ Nous voilà unis par ce pacte. A partir de maintenant, nous sommes liés sur la route de la grandeur et devons soutenir les uns comme les autres, malgré leur choix et leur route. Amis à toutes épreuves.

Nous nous lâchâmes les mains et chacun se laissa tomber sur le siège derrière soi. Nous avions tous juré. Nous étions tous amis et liés. Notre histoire commune pouvait être écrite. »


A TOUTES EPREUVES de HEAVYRAIN.

A TOUTES EPREUVES de HEAVYRAIN.

On prévient de suite qu'on n'est pas expert en Harry Potter, on a lu les livres il y a longtemps, on s'en souvient assez bien. Malgré ce manque de « fanattitude », on a quand même décidé de se charger de faire cette critique parce que parmi les très rares fan-fictions reconnues « supportables », celles sur Potter en font partie.

- Habillage/Mise en page : Un montage en image de fond (à gauche, des gros nuages et un dragon ; à droite, un château ; le tout nimbé d'un effet « nuageux-pastel »... )Les couleurs de l'habillage semblent avoir été générées depuis cette image, ce qui nous donne : du violet pour le fond d'articles, de colonnes...... une écriture en mauve qui ressort tout à fait bien et des liens beiges qui ressortent plus que l'écriture, c'est un choix, on aurait préféré que ce soit le contraire estimant les liens moins importants que le reste, et surtout déjà bien assez évidents grâce au soulignement. Sinon, c'est justifié quand il le faut, et les dialogues sont mis en gras- ce qui n'est pas indispensable mais reste appréciable. Deux ptits couac : premièrement, à chaque fois, en titre il y a le numéro du chapitre et dans le corps de l'article, au début, l'auteure remet ce numéro accompagné d'un titre. C'est un peu lourd et pas du tout nécessaire, surtout que l'écriture choisie pour les titres est bien jolie. Il faudrait donc faire un choix, dans le titre ou dans l'article ? Et deuxièmement, dans certains chapitres, il y a de grands espaces entre les paragraphes- les coupures (deux paragraphes alors qu'il ne devrait y en avoir qu'un seul) ne sont pas souvent bien venues et l'aération du texte qui en résulte est trop importante.
- Les images des articles : dans le thème, l'auteure explique dans son article de présentation que certains « portraits » ont été choisis pour nous donner une idée du physique des personnages. D'autres images sont des photographies ou des dessins assez enfantins. On conseillera juste de revoir la dimension de certaines, par ex celle du chapitre 4 (1ère partie) qui est mal définie.
- Les crédits images/ montages sont bien présentés et mis en avant.
- Au niveau de l'organisation du blog : (2 articles par page) la première page est dédiée aux crédits et un article qui nous donne l'avancement de l'écriture. En deuxième page, il y a la présentation, le sommaire. En troisième page, les prévenus/répertoires et le « prologue 0 » qui semble plus être une accroche voire un résumé. Et enfin en quatrième page, le prologue et le premier chapitre. Donc, le constat est qu'il y a trop d'articles avant d'arriver à l'histoire (par exemple, le sommaire et l'avancement de l'écriture pourrait constituer un seul et même article, ainsi que le « prologue 0 » qui pourrait être dans la présentation).
⇒ Dans l'ensemble c'est positif. Juste revoir l'organisation. Et le tout est peut-être un peu trop violet... Mais en même temps, ce tout (l'image de fond, les images d'articles, l'écriture des titres...) donne une impression d'univers magique et c'est bien dans quoi s'ancre la fiction. Alors p-e atténuer juste un peu le violet, faire quelque chose d'un poil plus sobre, moins enfantin (coef : l'auteure explique dans sa présentation que son histoire s'éloigne du monde Disney jugé trop enfantin... et l'histoire traite de thèmes plutôt bien sombres) tout en gardant ce côté magic !


L'histoire/ L'écriture :
Concernant le « prologue 0 » : un dialogue entre quatre personnes, et quelques phrases pour conclure. C'est court, précis, en quelques lignes on sait déjà qui vont être les protagonistes, le lien qui les unit (quatre amis), et que l'histoire tournera entre autres autour du thème de l'amitié. Il y a aussi du mystérieux avec cette mention au passé qui va ressurgir et bouleverser le présent. C'est bien écrit, fluide et sans fautes. On répète que l'on a plutôt affaire à une accroche/ résumé qu'à un prologue.
(Dans l'article de présentation, l'auteure donne l'organisation de l'histoire. On sait donc dès le début que celle-ci sera répartie sur quatre points de vue différents- dixit les quatre copains.)
Ière partie. Le prologue (premier personnage, premier point de vue adopté : Ambre) : deux petites fautes semblables (« ils m'ont appeléE », « elle m'a appeléE » puisque « m' » est Ambre, donc une fille ; avec l'aux avoir, on accorde presque toujours avec le COD s'il est placé avant- y a des ptites exceptions, consulter un manuel de grammaire pour les connaître).
Dans l'ensemble, c'est joliment écrit, des phrases courtes et des métaphores pleines de délicatesse. Le tout est nimbé de mélancolie et d'une certaine angoisse. Juste une petite remarque : « Il sonne comme une mélodie. » en parlant du prénom Ambre. Il faudrait préciser la comparaison ou alors seulement dire que le prénom est mélodieux (en passant, on est d'accord là-dessus !). Une mélodie, dans tous les cas, c'est synonyme de douceur mais ce peut être « joyeux » ou mélancolique, etc... Ce serait intéressant de savoir quel type de mélodie l'auteure (ou Ambre) entend dans ce prénom. (on sous-entend par là que la comparaison et en fait, le personnage Ambre tout court gagnerait en richesse et donc en particularité)

Pour illustrer les problèmes liés à la fiction, on va donner quelques exemples bien parlants.
(Chapitre 1) « bouffons », « Morte de rire. » -> dans le prologue 0, les seules paroles d'Ambre sont d'un langage plutôt soutenu (« Que n'avons-nous déjà vécu ? »). Là, on a le droit à du bien familier (et jusqu'à la fin, Ambre a un registre de langue familier/commun). On dira simplement que le sentiment est que ce « que n'avons-nous déjà vécu ? » est du coup assez pompeux, ça ne s'accorde pas du tout avec le personnage.
Dès le premier chapitre, les quatre personnages font un pacte d'amitié. Ils parlent de leur rencontre dans ce wagon comme un fait du destin. C'est bien mignon, on veut bien croire qu'à onze ans on fait ce genre de pacte avec d'autres gamins qu'on vient de rencontrer... mais l'impression est que c'est quand même beaucoup trop rapide. La deuxième rencontre aurait pu être parfaite pour parler de destin et pour faire un pacte. Il aurait été préférable de réserver le premier chapitre aux premières impressions d'une première rencontre. Et oui pourquoi pas, à la fin, laisser entendre que Ambre ressent à leur égard une sorte de lien- le destin- qui les unira par le futur... En bref, on sent que l'auteure s'est empressée d'arriver à ce fameux pacte- on lui conseillera donc de ne pas avoir peur de prendre son temps et comment dire... de ne pas brûler les étapes.
La chanson du choixpeau : est-ce une des versions déjà existantes ? si oui, revoir l'orthographe (ex : « les quatre plus puissantS »). Si non, c'est plutôt bien écrit (malgré quelques rimes un peu trop pauvres et un ptit problème de rythme, par ex le vers « Et qu'à la recherche... partis » semble un peu trop long). Quoique moins rigolo et entraînant que d'autres versions... mais l'essentiel est bien présent, un rappel de l'Histoire avec une brève présentation de « ces quatre puissants » ainsi que les qualités requises pour chaque maison.
« J'étais loin de me douter que tout allait basculer en quelques jours... », « c'est là que tout changea » Phrases bateaux pour conclure un chapitre.
(Chapitre 4) Le passage où Ambre dessine n'est pas à la hauteur des attentes. Dès que nous est révélé le fait qu'elle aime dessiner et peindre, il faut avouer qu'on s'attend à une description poétique et originale de cet acte. Mais malgré quelques tentatives, le passage est très cliché, et pas du tout approfondi, donc absolument pas particulier* : Ambre « mesure, trace, joue avec les courbes. » Et elle ne voit pas le temps passer, a toujours aimé dessiner.
C'est une scène où le personnage est en train de dessiner au petit matin un grand lac entouré entres autres de « montagnes rougeoyantes » et d'arbres. Avec le peu qu'il est donné, on sent que l'auteure souhaiterait nous parler d'un bel endroit... qui du coup, pour être vraiment ressenti comme tel, aurait mérité beaucoup plus d'attention, en tout cas plus fine de la part d'une « artiste » (par exemple, décrire la lumière matinale, la couleur de l'eau, etc... ) On suggère donc une thérapie contemplative et introspective : un carnet, un stylo, du temps et on va se poser devant un beau paysage avec comme mission de le retranscrire après l'avoir bien observé. Si l'auteure elle-même dessine et peint, alors on lui conseille de se demander pourquoi, comment... elle en est arrivée à dessiner. Ainsi, l'écriture de ce passage pourrait gagner et en assurance et en justesse.
*ceci s'applique à malheureusement trop de descriptions, surtout celles du physique des persos.

(Chapitre 6) « Loup-garous où lycanthropes est un terme qui désigne un homme où une femme ayant le pouvoir de se changer en loup, bien qu'à l'instar des Animagus, cette métamorphose se fasse contre leur gré. » (OU, pas « où ») Cette phrase ne veut rien dire à cause du « bien qu'à l'instar de ». A l'instar de est synonyme de semblable à ; bien que est synonyme de malgré. Dans le contexte (la différence entre le lycanthrope et l'animagus), elles n'ont rien à faire ensemble, elles s'opposent même. Au niveau du sens et en se contentant de reprendre ces deux expressions, ce serait : soit, les lycanthropes sont des humains qui se transforment contre leur gré en loup, bien que les animagus peuvent décider eux-mêmes de le faire. Soit, les lycanthropes sont des humains qui (...) à l'instar des animagus. Cette phrase est donc absolument à revoir, et pour la grammaire et pour la cohérence avec l'histoire originale.

Alors, il semble que le plus gros problème de cette partie- après les fautes...- est le suspense. L'auteure veut absooolument qu'il y ait pleeein de suspense. Et donc, par exemple, quand Lauren découvre le secret de Ambre et après avoir vu ses mains ensanglantées, elle lui demande si elle a déjà tué. Ambre lui répond « mais non, tu m'connais, j'ferai jamais ça », et Lauren s'en contente. C'est un peu trop facile. Son amie- avec qui elle a fait un pacte d'amitié !- a les mains pleines de sang, est possédée par un démon, on s'attend à ce qu'il y ait un peu plus de persistance, surtout de la part de Lauren. Ou encore, quand Connor fugue de l'infirmerie et qu'on l'y retrouve quelques heures plus tard, personne (ses copains et lui-même) ne parle de cet évènement. Oui une disparition, ce peut être choquant mais quand même, encore une fois, plus de persistance aurait été attendue, faut pas oublier que ces quatre-là, ils ont fait un pacte de l'amitié ! Alors quand l'un disparaît et réapparaît, on lui demande où il a bien pu passer... à moins qu'il soit dans un état si misérable et qu'on préfère, pour l'instant, le ménager. Si c'est le cas, faut le montrer !
Et sinon, le personnage de Ambre est intéressant. Sa « double-personnalité » est plutôt bien retranscrite, les passages où elle sent que son démon prend le contrôle sur elle-même sont dans l'ensemble bien écrits, on sent le conflit intérieur qui la déchire : sa soif de pouvoir VS son innocence. Les questions, les doutes, pensées qui l'assaillent sont pertinents.

2nde partie. (2nde parce que pour l'instant il n'y a pas signe d'une troisième) Cette partie ne contient pour l'instant que 8 chapitres, le reste du blog est consacré à une sorte d'annexe dans laquelle nous sont donnés des infos sur les persos, sur les brouillons d'écriture de l'auteure, etc... C'est plutôt bien fait et c'est une bonne idée, cela permet entre autres d'instaurer un lien avec le lecteur (en satisfaisant sa curiosité par exemple).
Le prologue (deuxième point de vue, Connor). Plus de fautes que dans le prologue de Ambre, et il faut avouer que la qualité d'écriture est moindre. Mais bon, les informations principales sont là : la 2nde partie parlera d'un jeune homme de douze ans, élève Poufsoufle et cachant un lourd secret- même à ses meilleurs amis.
(Chapitre 1) « - Qu'est-ce que c'est ? demanda poliment Ambre, inquiète à la vue du fil rouge » C'est la partie de Connor, alors comment sait-il que Ambre est inquiète ? Si cela se traduit sur son visage, il faut le dire. Faut faire attention avec ça, au fil des chapitres, ce genre de confusion revient souvent.
(Chapitre 2) Une petite remarque : l'auteure s'excuse de l'aspect « tiré par les cheveux » de ce chapitre, insiste en disant que cela est nécessaire et que de toutes façons, elle ne peut pas faire mieux. Ne surtout pas dire, penser ceci. Si un lecteur, ou un critique estime qu'il faut faire mieux, alors l'écrivain doit s'y plier. D'une part, faut pas se sous-estimer, d'une autre, faut pas nier l'avis du lecteur ou du critique. Et en passant, ce chapitre n'est pas tiré par les cheveux, il est seulement pas bien écrit (trop de fautes, de maladresses, de commentaires superflus- on a compris que Connor n'était pas un gentil poufsoufle et que Eleen est une grosse..., pas besoin de le dire quinze fois). On dirait en fait que c'est le premier jet d'écriture qui n'a pas du tout été relu. Sinon, ce qu'il s'y passe est intéressant et pertinent... mais on regrette, faudra faire mieux.
(Chapitre 3) Dans la 1ère partie, quand Logan avoue à ses copains que le carnet qu'il a trouvé appartenait à Jedusor, aucun ne semble surpris, aucun ne semble savoir qui c'est. Mais ici, dans ce chapitre, quand les quatre apprennent que Jedusor est en visite au Collège, Lauren leur explique en détails qui il est. Pourquoi maintenant ? Quand on entame la 2nde partie, on apprend que les élèves sont déjà en deuxième année- en passant, cette première année sera passée drôlement vite...-. Donc on suppose que Lauren a eu le temps d'aller poser des questions à droite à gauche pour en connaître autant sur Jedusor. Le problème c'est : pourquoi serait-elle allée poser des questions ? D'où lui est venu cet intérêt ? Il faut qu'à un moment donné de l'histoire, l'auteure éclaircisse ce point. Par exemple, dans la 1ère partie, quand Logan leur dit à qui est le carnet, donner à Lauren une petite réaction du genre « oh, je m'en occupe » ou « Lauren avait l'air très intéressée ; « ce qui sembla avoir accroché l'intérêt de la Gryffondor... ». Disons que le suspense c'est bien, mais il faut que ce soit plus subtil, ce n'est pas juste laisser un gros blanc et PAF il se passe un truc de dingue.
« Comment savoir qu'il allait être la cause de mes ennuis ? » Phrase bateau pour conclure un chapitre. Pratiquement tous les chapitres se terminent de cette façon et plutôt que de créer du suspense, cela le brise. Ne rien mettre est parfois une bonne chose.
(Chapitre 6) « J'étais libre. Libre d'aller où je voulais, de vivre comme je l'entendais. Absous de toutes règles, libéré de toutes contraintes, vivant au rythme du temps nocturne. Plus rien ne pouvait m'effrayer, plus rien ne pouvait m'être refusait. J'étais plus que jamais vivant. La douleur passée, l'amertume de mon sort consumée, je pouvais m'épanouir » Connor s'est transformé en loup. L'ensemble du passage est plutôt bien écrit (malgré les trop grosses fautes). Il y a juste ce passage dans lequel on sent la part humaine de Connor. Quand il est loup-garou, son humanité est complètement endormie, donc il n'est pas censé être conscient de cette liberté retrouvée et du « sort » qu'il subit. Dans d'autres chapitres lors de ses transformations, il y a également des expressions comme celles-ci qui rappellent trop son côté humain, donc, à revoir et faire attention pour les prochaines.
(Chapitre 7) « le risque de la lycanthropie restait tout de même la possibilité de se transformer volontairement. » Au contraire, le risque c'est que c'est involontaire.

Alors il faut avouer que l'ensemble de cette seconde partie est moins « bien » écrite que la première. Il semble que l'auteure a passé beaucoup plus de temps sur la première que sur celle-ci. On dira donc qu'il ne faut négliger aucun chapitre, aucun paragraphe, aucune phrase. Chaque mot compte. De plus, en ce qui concerne le personnage de Connor et son « secret » : pour tout avouer, dès ce fameux épisode au cours de Dopperfield (quand Connor envoie bouler Elleen ; dans la 1ère partie), on devine déjà tout à fait son secret. Et ce n'est pas tous ces commentaires superflus du genre « mais si mes amis apprenaient en fait que j'étais... », « je suis un monstre, je suis un... », etc... que le suspense est maintenu. C'est trop évident.

En conclusion générale, on dira que, malgré une action qui va trop vite, un suspens mal géré, malgré le manque d'approfondissement sur la relation des quatre amis, malgré les trop nombreuses fautes d'orthographe, conjugaison (du passé simple à la place de l'imparfait ou le contraire, du présent et de l'infinitif qui sortent de nulle part), grammaire, syntaxe... l'auteure parvient à nous faire prendre en pitié Ambre et Connor, à nous faire angoisser avec eux, etc... et il apparaît que certains passages sont agréables à lire- l'impression que parfois, ce n'est plus le même écrivain...- Ce qui tend à faire penser qu'avec un bon bêta-lecteur (et des bons efforts personnels de la part de l'auteure !), ce pourrait être de qualité parce que oui, sous tous ces défauts, il y a bien une plume (et une histoire originale). Sinon, de ce qu'on se souvient de Harry Potter, le caractère des personnages secondaires déjà existants semble bien respecté, ainsi que la chronologie, les différents tours de magie, etc... Donc en ce qui concerne la connaissance du bouquin d'origine, ça semble positif.

Critique réalisée sur 19 chapitres.


A TOUTES EPREUVES de HEAVYRAIN.

Tags : A. - À toute épreuve. - Endocrinologie. - Diagnostic rendu. - Héloïse. - Bradycardie. - En rémission. - Pathomimie. - Gothic directory.

FEU ET GLACE de CAMILLE. 18/04/2015

FEU ET GLACE de CAMILLE.

FEU ET GLACE de CAMILLE.


NOMS DES PATIENTS : CAMILLE
NUMÉRO DE CHAMBRE : 009
ÉTAGE : HÉMATOLOGIE
STATUT : MALADE

FEU ET GLACE de CAMILLE.

« Les sabots de ma monture cognent contre la caillasse du chemin. La robe de mon cheval est crépie de terre et poisseuse de sueur, tout comme moi. Je sens ses muscles s'activer entre mes jambes ankylosées par les derniers kilomètres de galop avalés. Il est épuisé, cette cavalcade a eu raison de ses forces, comme cette vie a eu raison de tout espoir. Au loin pourtant, au bout de cette route de forêt, une lueur d'espérance se dessine. Une chance, un moment de répit assuré dont il faut que je me saisisse. Qu'importent les moyens, qu'importent les conséquences, je suis déjà damné, sur terre comme dans les cieux. Ce qui compte, c'est de sauver ma peau. Le décor change, les arbres disparaissent. Un sourire carnassier étire mes lèvres gercées par le vent. Enfin, le voilà. Le château du seigneur qui souhaite ma mort. L'endroit qui renferme la clé de ma survie. Je presse pour la dernière fois les flancs de ma monture écumeuse, ultime effort que je lui demanderai. Mon c½ur est empli de fougue, de rébellion et de liberté meurtrière. Je suis mon propre maître, maître de mes mouvements, de mes pensées et de mes actes. C'est avec ces certitudes éclaboussées par le sang, la peur et la mort, que je m'engage sur ce sentier qui, plus que je ne pouvais l'imaginer, renversera pour toujours le cours de ma vie. »

FEU ET GLACE de CAMILLE.

FEU ET GLACE de CAMILLE.

L'habillage/ La mise en page :

Un fond noir ; un fond d'articles marron ; une écriture beige clair qui à force, nous a un peu tuée les yeux... Pas trop d'articles avant d'arriver au premier chapitre, c'est un bon point. Des images assez illustratives (c'est pas trop notre truc mais bon, c'est personnel), pas trop grandes pas trop petites (bon, on est pas fana de la photo de stitch et du raton laveur... même si c'est pour l'article de présentation et de news, ça n'a rien à voir avec l'histoire, ça casse l'unité du blog). Au niveau de la mise en page, c'est justifié quand il le faut. Le seul bémol c'est qu'il faudrait aérer les paragraphes, mettre des espaces, c'est tout serré (donc ça nous a encore plus tué les yeux...). Y a des alinéas, quoiqu'à certains chapitres, ça manque.

Dans l'ensemble, c'est un habillage très simple, pas vraiment de personnalisation. N'étant pas du tout pro du design, ça nous dérange pas plus que ça mais peut-être qu'il faudrait quand même mettre un peu plus dans l'ambiance de l'histoire.



L'écriture/ L'histoire :

De temps en temps un passé simple glissé malencontreusement (ex chapitre 4 Errow : « Elle détourna » ; « une noire détermination se forma » ; chapitre 5 : « le regard qu'il me lança... me glaça »)

Au chapitre 5 : on conseillera de commencer par ce passage « C'est transie de froid que je me réveille, au milieu de mon tas de couvertures. », puis d'écrire le passage « Cette nuit a été la plus longue... aux vilains cauchemars qui auraient sans doute habité ma tête. » (d'inverser). Cela nous semblerait plus logique qu'une fois ouvert les yeux, Eléane se remémore cette longue nuit.

Une petite chose à corriger également : dans les dialogues, ce n'est pas « blablabla, je crie » mais « blablabla, crié-je » qu'il faut mettre. Il y a aussi certains verbes de paroles qui sont mis au passé (ex chapitre 6 Errow : « ....Objecta-t-elle »), ce doit être mis au présent puisque le récit est écrit au présent.

Revient souvent dans le récit l'expression « à+verbe infinitif ». Le problème c'est que dans la plupart des cas, c'est mal employé (ex chapitre 7 Eléane : « ... l'énorme amas de nuages grisâtres à galoper vers nous. » ; « la longue barbe des épis à pointer vers les nuages »-> utiliser des participes présents par exemple « galopant vers nous » et « pointant vers les nuages » serait plus approprié)

Un truc qui nous a gêné : trop souvent on a ce genre de phrases « je marche à côté du cheval, je le tiens par la bride, je vois un oiseau là-bas... » Sur-utilisation du « je », il y a moyen d'écrire un récit à la première personne sans pour autant décrire toutes les actions avec le « je ». Par exemple, on pourrait écrire « je marche à côté du cheval en le tenant par la bride, là-bas un oiseau s'envole ».

Problème de paragraphe : par exemple dans le dernier chapitre publié : « je la sens recouverte de frissons incontrôlables. Eléane ne grelotte plus... » Ici, il faudrait faire un nouveau paragraphe après « incontrôlables » pour que ce soit plus logique- symboliquement, l'espace entre deux paragraphes pourrait signifier qu'il s'est écoulé quelques secondes, le temps pour Eléane de calmer ses tremblements. Sinon, au gros passage de leur retour à la grotte à travers la tempête, à un moment donné il faut revenir à la ligne, par exemple aller à la ligne après « Il va peut-être me falloir trouver un autre abri d'urgence » et ouvrir un deuxième paragraphe avec cette nouvelle idée « Pourtant la forêt finit par s'ouvrir devant nous... » etc... En fait, le truc c'est de repérer les différentes idées et de bien les répartir- de façon à ce qu'une certaine chronologie de l'action soit symbolisée et que le texte soit aéré.

Mis à part ces soucis, on a apprécié la lecture. Le style est simple, l'auteure sait manier les descriptions (jolies tournures de phrases- quand elles ne sont pas maladroites, certaines sont légèrement tordues, parfois trop longues, une ptite relecture à voix haute y remédierait facilement- et du vocabulaire) ainsi que les dialogues (ça clash dur ! c'est naturel, parfois c'est assez drôle... bon c'est vrai qu'il n'y a pas de réelle distinction au niveau des registres de langue : ils sont pas du tout de la même classe sociale mais ils s'expriment pratiquement de la même manière... pour Errow, ce serait sympa de trouver des expressions du peuple). Les personnages sont travaillés. Au chapitre 5, Eléane réalise que son ravisseur ne lui a encore fait aucun mal et réalise donc à juste titre son statut d'otage important. On aime bien cette évolution : jusqu'à ce chapitre, on a Errow le voyou du peuple et Eléane la ptite fille gâtée du duc. Et puis ces stéréotypes commencent à se fissurer. Eléane a un emploi du temps surchargé, doit toujours être dans la retenue, etc... Errow n'est pas qu'un brigand sans foi ni loi, on ne sait pas encore précisément ce qui le pousse à brigander mais on sent qu'il y a un c½ur qui bat dans sa poitrine (et dieu que ce personnage a l'air sexy...)

Alors oui ce genre d'histoire n'a rien de vraiment original, on sent à mille lieux l'amour arriver au grand galop- et oui, toute cette tempête semble être LE prétexte pour le câlin dans la grotte... mais bon, ça tient la route, c'est sympathique, l'auteure a sa plume, les évènements s'enchaînent à un bon rythme donc pourquoi pas ?

Critique réalisée sur 9 chapitres.

FEU ET GLACE de CAMILLE.

Tags : F. - Feu et glace. - Malade. - Hématologie. - Diagnostic rendu. - Héloïse. - ECG normal.

AU-DELÀ DU RÊVE de JUSTINE. 01/06/2015

AU-DELÀ DU RÊVE de JUSTINE.

AU-DELÀ DU RÊVE de JUSTINE.



NOM DU PATIENT : JUSTINE
NUMÉRO DE CHAMBRE : 013
ÉTAGE : HEMATOLOGIE
STATUT : MALADE

AU-DELÀ DU RÊVE de JUSTINE.



Que se passe-t-il lorsque deux êtres aux avenirs complètement opposés se rencontrent ? L'une rêve d'une carrière musicale, l'autre rêve d'en finir avec la sienne. L'une est pétillante et pleine de vie, l'autre est désespéramment seul et meurtri. L'une est naïve et déterminée, l'autre est déjà bien entaché par les dessous de la célébrité.

Que se passe-t-il lorsque la vie normale rencontre la célébrité, et lorsque la célébrité tente de retrouver une vie normale ? L'une rêve d'un monde que l'autre veut fuir, et pourtant cette rencontre pourrait bien tout remettre en question.

AU-DELÀ DU RÊVE de JUSTINE.

AU-DELÀ DU RÊVE de JUSTINE.

                  L'habillage/ mise en page : Un fond bleu très clair avec une photo-montage de Zayn et une fille (on suppose que c'est censé représenter Rose), positionnée à droite. En dessous, une petite légende « L'une rêve d'un monde que l'autre veut fuir ». Donc, c'est très clair, on sait déjà à quoi s'en tenir en venant sur ce blog : fan-fic de Zayn (des 1D) et... rencontre.
 
                  Le premier article pour les répertoires, les crédits images, etc... bref, les liens pratiques (plus la mention « pas de pubs  »). Le deuxième article est consacré à une mise au point destinée aux lecteurs fantômes (qu'on a trouvée justifiée !). Le troisième, le synopsis, et le quatrième le premier chapitre. A la fin du blog, des articles font office d'annexe, on a bien apprécié l'article des questions aux personnages.
La police du titre de la mise au point est superbe. Pour le reste, c'est une police classique, couleur gris-clair mais pas trop clair et à la taille raisonnable donc on se tue pas les yeux en lisant. Les dialogues sont en gras, un truc classique pour les démarquer.
Pour la mise en page, faut revoir l'espacement qui est trop important. Trop de retours à la ligne, de coupures de paragraphe...
 
                  Dans l'ensemble, c'est positif, l'auteure du blog n'en a pas trop fait, a choisi la simplicité et ça fonctionne bien.
 
 
                  L'écriture/ l'histoire : Autant l'esthétique et l'organisation du blog sont positifs, autant le contenu laisse carrément à désirer.
 
                  Commençons par une chose qui ne va pas DU TOUT. Si l'auteure a choisi d'écrire son récit au présent, ce doit être la même chose pour les verbes de parole. Par exemple, (chapitre 1) « aboyai-je » devient « aboyé-je ». De plus, il n'y a pas besoin d'en mettre A CHAQUE FOIS qu'un personnage parle. Il y a besoin quand rien autour, ou la phrase parlée elle-même, n'indique pas comment parle le personnage. Et il ne faut surtout pas en mettre trois dans une seule et même parole ( !) : « « - Alors voilà, ma chérie tu as aujourd'hui dix-neuf ans, commença ma mère, je te souhaite donc un joyeux anniversaire, ajouta-elle, et pour cela je vais avoir l'honneur de t'offrir ton premier cadeau » dit-elle toute émue. » La lecture en devient difficile, c'est beaucoup trop haché et dans le fond, complètement inutile.
 
                  Sinon pas vraiment de fautes d'orthographe, des fautes de conjugaison oui, beaucoup. Souvent un passé simple qui se glisse dans le récit pourtant écrit au présent. A part ça, des fautes d'inattention un peu partout.
 
                  Parlons maintenant du... « style d'écriture » de l'auteure.
 
                  Le passage de l'ébat sexuel de Rose et Peter est très vulgaire, surtout le coup de «  Tu es tellement belle » me dit Peter en plein marathon sexuel. »... Déjà, éclaircissons quelque chose : ils sortent ensemble depuis deux ans, il doit bien y avoir quelques sentiments mutuels- amoureux ou même simplement affectifs. Cette façon de décrire leur rapport ne montre absolument pas ces sentiments. On a plutôt l'impression d'avoir affaire à une scène de film porno (genre « Enfin, il rentre son sexe fièrement dressé dans le mien qui ne fait que l'attendre plein de désir. »  Mon.Dieu. ). Comment dire... Les lecteurs savent (normalement...)  physiquement ce qu'il se passe dans un rapport sexuel entre un homme et une femme. Par contre, ce que Rose et Peter, « personnes » uniques, ressentent pendant ce rapport sexuel, on ne le sait pas. Donc l'auteure devrait plus s'atteler à parler de ceci que du sexe de Peter qui est fier et des gémissements de Rose qui sont de plus en plus importants. OU ALORS si jamais les personnages sont blindés du c½ur et ne ressentent rien, si ce n'est du plaisir, il serait bien venu de décrire ces actions et réactions avec disons... un touuuut petit peu plus de poésie (ce qui rendrait le passage plus érotique que pornographique).
 
                  Le récit n'est pratiquement constitué que de passages pauvres en approfondissement, et donc en pauvre qualité d'écriture comme celui-ci (chapitre 1) « je viens me maquiller intensément pour venir parfaire le look que je veux donner pour ma soirée d'anniversaire. »  C'est quoi son look ? Il est comment son maquillage ? Ce passage serait un poil plus intéressant si ce maquillage et ce look que veut se donner le personnage étaient décrits, il pourrait éventuellement nous en apprendre plus sur la personnalité de Rose. De la même manière, simplement dire par exemple, « ça m'inquiète » à chaque fois que quelque chose inquiète Rose, sans jamais approfondir- pourquoi ça l'inquiète ? qu'est-ce que ça veut dire pour elle, être inquiète ? comment ça se traduit sur son corps ? etc...- n'aide pas à nous faire recevoir le personnage, à le comprendre... Ou encore quand Zayn entend chanter Rose pour la deuxième fois, ce serait bien d'aller au-delà de « sa voix douce et forte me touche » (ou pire « sa performance qui m'évade », ça a peut-être l'air stylé comme expression mais faut savoir que ça ne veut absolument rien dire ; mais si l'auteure a envie de dire par là que l'esprit de Zayne s'évade quand il entend chanter Rose, OK, d'abord le dire correctement et puis pourquoi pas nous raconter l'endroit où cette voix le transporte). Et allez, tiens, un dernier exemple qui à la longue, était lassant : à chaque fois que Rose chante (et qu'on est dans son point de vue) plutôt que de décrire ce moment, on nous copie-colle les paroles de la chanson. Et après, on nous sort qu'elle a trop bien chanté. OK. Si l'auteure nous décrivait ce qu'il se passe en elle quand elle chante telle ou telle chanson, nous décrivait son rapport au public et cie, on pourrait au moins se dire qu'elle chante avec le c½ur. Etc etc etc...
 
                  Tout ça pour dire que pour cette fan-fiction, il a été impossible de cerner un style d'écriture qui serait propre à l'auteure. Il n'y en a pas parce qu'il n'y a aucun approfondissement. Il semble plutôt que l'auteure écrit ses chapitres en trois minutes chrono, directement sur skyrock et sans effectuer la moindre relecture.
 
                  Passons à une des autres tares de cette fiction, le scénar : d'abord, le cliché de la rencontre Rose-Zayn. Par exemple, retournons aux sources en parlant de la confrontation entre Zayn et Rose (chapitre 3). D'où vient ce besoin, dans les romances, de faire débuter une relation par le fight ?
 
                  Dans ce chapitre, Rose se tient devant la porte des coulisses dans lesquelles les 1D sont en train d'avoir une discussion. Rose écoute cette conversation qu'elle ne devrait pas écouter et admet d'elle-même qu'elle n'est « pas censée être là »-. D'un coup, un Zayn très bouleversé décide de sortir, la porte s'ouvre, Rose se la prend en pleine poire. Et quand il la trouve dans cette position, il lui dit à juste titre que cette porte qu'elle s'est mangée, c'est une belle leçon pour s'être permise de les espionner. La réaction de Rose casse tout l'intérêt que cette scène aurait pu avoir : elle se rebiffe comme une adolescente de 13 ans et demi (rappelons qu'elle a en fait 19 ans et demi...). Mais pourquoi ?! Ça aurait été d'autant plus intéressant de parvenir à la faire s'excuser (après tout, elle reconnaît elle-même être en tort et elle voit bien que Zayn va pas bien, donc sa réaction est tout à fait normale) et à les faire réellement discuter tous les deux plutôt que de les faire se prendre le chou. Tout ça pour faire dire THE phrase à la superstar beau-gosse Zayn « ta place n'est pas dans cette école » et faire une première rencontre qui claque parce que c'est tellement plus excitant hein. Le problème c'est qu'en écrivant cette scène ainsi, on a déjà compris tout le cheminement de leur relation : je te hais et puis en fait j'vais me rendre compte (très vite !) que t'es quelqu'un de bien alors je finirai par beaucoup t'aimer. Cheminement vu de chez re-re-re-revu et ici pas du tout revisité. Bref, c'est dommage, l'auteure est tombée si facilement... dans la facilité.
 
                  Ensuite et c'est ce qui choque le plus dans cette histoire, l'ambition de Rose est juste survolée. Même chose pour Zayn et sa condition de super star qui est difficile à vivre. La seule chose qui compte, c'est leur love-story. Seulement, pour que celle-ci soit crédible, il aurait fallu approfondir les spécificités de chacun des deux personnages.
 
 
                  Sinon, mention spéciale aux personnages secondaires qui ne servent strictement à rien. Tous ne sont là que pour mettre en valeur Zayn et Rose. Oui c'est vrai que normalement, c'est un peu le rôle des personnages secondaires de mettre en valeur les protagonistes, par contre, cela ne veut pas dire que leur traitement doit être superficiel et ici, c'est bien le cas. Par exemple, Peter. Il représente le stéréotype du copain sexy, jaloux et au final, pas fute-fute. Donc non, ce n'est pas étonnant de le voir se faire prendre pour le dernier des imbéciles par sa copine.
 
                  Autre chose puisqu'on est dans les persos secondaires qui ne servent à rien : parfois, d'un coup, on passe dans le point de vue de l'un des 1D (autre que Z) POURQUOI ? On ne comprend pas du tout ce choix. L'histoire est sur Rose et Zayn, il nous semblerait logique que les seuls points de vue utilisés soient les leurs et aucun autre. Et on ajoutera que concrètement, à part dire qu'ils aiment Zayn malgré son départ, que Zayn était malheureux pauvre chouchou... et que Rose est une fille fantastique,  ces autres membres du groupe ne servent à rien.
 
                  (le seul secondaire qu'on aime bien, c'est Adam. Lui au moins, il a un certain caractère.  Bon oui, il entre dans le stéréotype du gay- genre le seul à avoir la langue bien pendue, mais c'est surtout ce qui en fait le seul personnage à pousser Rose dans ses retranchements, en ça c'est plutôt intéressant)
 
                  Concernant le supposé dilemme de Rose : Rester avec Peter tout en lui faisant comprendre qu'elle continuera à voir Zayn parce qu'ils sont réellement qu'amis, ou quitter Peter son mec depuis deux ans parce qu'elle se rend compte que Zayn n'est pas qu'un simple ami qu'elle veut aider. Ce dilemme n'existe même pas dans la mesure où toute l'histoire est traitée de manière à ce qu'on comprenne dès le début que Rose va quitter Peter pour Zayn (voilà pourquoi au-dessus on employait le terme « love-story »). En tout cas, si ça ne se finit pas comme ça, autant dire qu'on ne comprendra absolument pas pourquoi. Mais bref, c'est vraiment dommage. Par exemple, si le personnage de Peter et la relation qu'il partage avec Rose avaient été beaucoup plus approfondis (même chose pour la relation Zayn-Rose) on sentirait bel et bien qu'il y a tension, qu'il y a dilemme.
 
                  Et pour conclure, on a sélectionné un passage en particulier. Le chapitre 5, la confession de Zayn, l'énorme pavé plein de « alors » qui est là pour nous faire prendre en pitié le personnage. Voici l'énorme problème de cette fan-fic ! Dans ce passage, on sent que l'auteure est raide dingue de Zaynouchouchou, et du coup le résultat est juste larmoyant. Dans cette fan-fic, on sent que l'auteure voudrait secrètement être une pop star et qu'elle est raide dingue de Zaynouchouchou, et du coup, le résultat est un loooong texte de treize chapitres où l'auteure fait étalage de ses fantasmes. Et en plus, le plus triste finalement, c'est que c'est franchement pas bien écrit.
 
                  Bref, on conseillera donc à l'auteure de mettre deux minutes de côté ses hormones et de tout réécrire avec un minimum de sérieux, s'il vous plaît. 
 

Critique réalisée sur 13 chapitres.

AU-DELÀ DU RÊVE de JUSTINE.

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UNE RELATION FRATERNELLE de NCISMCABBY. 01/07/2015

UNE RELATION FRATERNELLE de NCISMCABBY.

UNE RELATION FRATERNELLE de NCISMCABBY.



NOM DU PATIENT : NCISMCABBY
NUMÉRO DE CHAMBRE : 021
ÉTAGE : PSYCHIATRIE
STATUT : GUÉRI

UNE RELATION FRATERNELLE de NCISMCABBY.



« Le 7 décembre 2012, je pris Tony dans mes bras :
- Merci Tony !! Merci de m'avoir sauvée, merci pour tout...

Le 2 janvier 2012, j'étais allongée dans mon lit, en position chien de fusil , quand j'ai senti deux jambes se rapprocher des miennes :

- Bonjour Tim, dit la personne à côté de moi, tu vas bien?
- Je vais bien, j'ai bien dormi. Et toi Stef ?

Stef fit passer l'une de ses jambes entre mes deux genoux et commença a m'embrasser, puis me fit pivoter sur le dos tandis qu'il me caressait et que je lui rendais son baiser.
Il commença a entrer en moi et me fit émettre un petit cri de plaisir, tandis qu'il poursuivait ses va-et-vient en se glissant au dessus de moi.
Quelques minutes passèrent, jusqu'à ce qu'il soit épuisé et qu'il s'allonge sur le matelas.
-Il faut que je me dépêche, lui dis-je, je dois me doucher et partir au travail, c'est l'heure. Tu peux rester ici en attendant.
- Tu ne veux pas que je vienne avec toi pour te tenir compagnie ? me demande-t-il en me faisant un clin d'½il.
- Non ! sinon je vais être en retard.

Je filais dans la salle de bain et en ressortais dix minutes plus tard, pour m'habiller dans la chambre pendant qu'il se rincait l'oeil.
- Tu sais que je t'aime toi mon Timmy!
Je me rapprochais de stef et l'embrassais tendrement.
- Tu claques la porte quand tu repars, lui dis je.
Je parti au NCIS.

La semaine passa, j'allais chez stef ou c'est lui qui venait chez moi. Puis vendredi arriva, nous étions chez lui ce soir là:
- Tim tu veux aller au restaurant ce soir?
Sur le coup j'eu peur de voir la réaction des gens autour de nous là bas, mais il vint m'embrasser pour me rassurer.
- D'accord, lui dis je.

Nous partîmes au restaurant pour 20 heures, c'était une agréable soirée mais Stef a beaucoup bu, et lorsque nous sortîmes du restaurant il était tellement saoul qu'il titubait ... je le retiens pour ne pas le voir tomber.

Nous arrivames enfin chez lui et je le mis dans son lit.
- Reste là s'il te plait mon amour.
- Je reviens, je vais me laver.

Je fus de retour dix minutes plus tard mais Stef commença a s'énerver:
- Qu'est ce que tu foutais ? Tu te touchais ou quoi?, me criait-il.
- Mais arrête ! je t'ai dis que j'allais me changer, ne raconte pas de connerie.

Il se leva et vint se coller a moi.
- Stef, s'il te plait pas maintenant, tu es ivre.
- LAISSE MOI FAIRE ! Me cria t-il.

Il me saisit, pendant que j'essayais de me dégager de son emprise, mais avec son 1 mètre 95 et ses 90 kg, il avait une grande force.
Il m'allongea sur le lit et commença à me caresser, à m'embrasser ... puis il descendit et me mordît les tétons.
Je poussais un cri d'effroi, j'essayais de me débattre tant bien que mal, mais il était sur moi et je ne pouvais plus rien faire.
Il prit mon sexe entre ses mains et le glissa dans sa bouche.
- LÂCHE MOI ! ARRETES ! Criais-je.

Après m'avoir sucer, il s'empressa d'entrer en moi... il y mit une telle force qu'il me fit très mal !
Puis lorsqu'il ressorti, il poussa ma tête au dessus de son sexe.
- Suce moi !! Dépêche toi ! Hurlait-il .

Je ne voulais pas, alors il enfonca de force son sexe dans ma bouche . 5 longues minutes plus tard, il arrêta enfin et me plaqua sur le lit.
- Tu ne raconteras jamais tout ça a personne !! me dit il.

Tant bien que mal, je m'endormis à ses côtés ...
Le lendemain, il était paisible et serein quand j'ouvris les yeux.
Je me glissais hors du lit, et appercu une tâche de sang sur le drap. Je courru dans la salle de bain pour voir si c'était moi qui saignais comme ça, et lorsque je fis volte-face dans le couloir je vis du sang qui perlait de moi.
Je courus jusqu'à la salle de bain et fut horrifier de voir que je saignais bien de l'anus.
J'étais très en colère, il avait abuser de moi !
Je pris ma douche et sorti de l'appartement pour aller au NCIS ... »

UNE RELATION FRATERNELLE de NCISMCABBY.

UNE RELATION FRATERNELLE de NCISMCABBY.

(...)

 
UNE RELATION FRATERNELLE de NCISMCABBY.

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